Macron veut valoriser l'agriculture par des propositions "très concrètes"

Macron veut valoriser l'agriculture par des propositions "très concrètes"
© Facebook Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a souligné lundi l'importance de "valoriser" l'agriculture lors d'un déplacement dans le Finistère, détaillant ses propositions "très concrètes" pour sortir le monde paysan de la crise.

"J'étais là pour valoriser l'importance de notre agriculture", a-t-il expliqué à des journalistes au terme de la visite d'une exploitation laitière de plus de 50 vaches à Ploéven, au nord de Quimper. "L'agriculture ce n'est pas une charge. L'agriculture ce n'est pas quelque chose qu'on doit considérer d'en haut. L'agriculture ce n'est pas un secteur comme les autres auquel on doit donner des leçons. L'agriculture ce n'est pas un secteur que l'on ne doit cesser d'opposer aux autres, en particulier à l'écologie ou l'environnement", a-t-il énuméré. "L'agriculture, nos exploitants agricoles, nos paysans, parce qu'il faut dire les choses et utiliser les mots, ce sont ceux qui nous nourrissent et nous en avons besoin", a estimé le candidat à la présidentielle. "Au coeur du projet que je porte, l'agriculture n'est pas un secteur comme les autres, elle est au coeur de la souveraineté alimentaire française et d'un projet économique, social et de civilisation qui est le notre", a-t-il assuré, disant avoir "un projet et des propositions très concrètes" dans ce domaine.

"Vrai crise"

Faisant le constat d'une "vrai crise", il a estimé que la clé ne résidait pas dans des "aides": "ils n'en demandent pas". Ce que demandent les agriculteurs ce sont "des prix justes". Et pour les obtenir, l'ancien banquier a estimé qu'il fallait "accélérer les contrats de filière". Il a en outre souligné l'importance d'avoir une "politique européenne adaptée", ainsi que "d'accompagner les exploitants agricoles dans la montée en gamme" avec une aide à l'investissement. Il a également dit souhaiter valoriser "les activités environnementale qui sont conduites par les exploitants agricoles" avec une enveloppe de 200 millions d'euros. Sur la question des normes, environnementales notamment, il a considéré qu'elles devaient être maintenues. "L'agriculture se conjugue avec l'environnement", a-t-il estimé. Enfin, il a plaidé pour "une administration de conseil et d'accompagnement avant d'être une administration de sanction", disant vouloir mettre en place un "droit à l'erreur", hormis pour ce qui relève du pénal. "Lorsque l'administration effectuera un premier contrôle, ce premier contrôle sera un contrôle de conseil et d'accompagnement et pas un contrôle de sanction", a-t-il expliqué. L'ancien banquier devait tenir une réunion publique à Quimper en début de soirée, avant de se rendre mardi dans le Morbihan.

 

Source AFP

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Commentaires 18

alain

pour faire l'extension de l'europe, l'agriculture française a été plumé; les céréaliers sacrifiés pour un élevage toujours en difficulté. un syndicat géré par des agri devenus chasseurs de primes; ça passe au bio après avoir bombardé plus que les autres
4 cents d'euro de blé payé au paysan dans une baguette de 250 gr vendu 0.9-1 euro (5 cents d'euro pour le négoce et 10 cents pour le meunier)
travailler pour capitaliser non pour être riche mais pour garder sa ferme et taxer à la succession

fred

nous ne gagnons plus notre vie, paperasse, règlements nous tuent, prennent notre temps pour un travail non payé. nous avons des prix ridicules avec les charges d'aujourd'hui.
mais au final qui nous oblige à travailler pour rien gagner comme si derrière nos machines cela venait tout seul.
il est plus que temps que la société s'écrase un peu et que des décideurs se bougent vraiment le cul, je ne suis ni serf ni esclave.
le futur projet sournois, transfert d'une part de la pac en assurance récolte donc un budget pac pompé par la finance.

ras le bol 53

y en a marre de toute cette administration qui est toujours a notre trousse pour chercher
la moindre faille pour nous alligner ; on nous prends vraiment pour des moins que rien
nous ne faisons plus notre metier avec enthousiasme ;mais avec la boule au ventre
et on essaie de nous faire croire que l'on se penche sur le probleme du suicide en agriculture

ras le bol 53

y en a marre de toute cette administration qui ne cesse de nous tourmenter
et ils se demandent pourquoi il y a autant de suicide en agriculture
ils en ont rien a foutte de nous !

JOE NAVARA

BESOINS DE NOS VOIX , PROMESSES RIEN QUE DES PROMESSES COMME D'HABITUDE , CE POLITIQUE COMME TOUS LES AUTRES NE PENSENT QU'A LEUR "PETITE PERSONNE" , SE PREMUNIR ET S'ASSURER DE TOUS RISQUE (SURTOUT FINANCIER) POUR LEURS FUTURS ET LEURS ENTOURAGES !! POURQUOI SE DEFONCERAIENT-ILS POUR UN MONDE PAYSANS AU FOND DU GOUFFRE AU REGARD DE CETTE MONDIALISATION QUI NOUS RESERVE ENCORE BIEN DES SURPRISES ! QUI TIRENT LES "FICELLES" DANS CE MONDE DE "REQUINS"? ET SA NE FAIT QUE DE COMMENCER ! ADVIENNE QUE POURRA ! NE POUSSEZ PAS LE "BOUCHON" TROP LOIN , VOUS POURRIEZ SORTIR DES LIMITES DU TERRAIN !!!! A MEDITER .....


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