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Miel : récolte française "catastrophique" en vue, à cause du climat

avec l'AFP

Miel : récolte française "catastrophique" en vue, à cause du climat

Les producteurs de miel français prévoient déjà une production de miel "catastrophique" pour cette année, la faute à des conditions climatiques désastreuses ces dernières semaines.

Alors qu'à ce stade, habituellement, "on a fait une bonne partie des miels, autour de 40, 50%, là, on ne les a pas", s'est désolé le 25 juin Henri Clément, porte-parole et secrétaire-général de l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF). "Les abeilles ne récoltent rien ! Dans les ruches, il n'y a pas à manger, les apiculteurs sont obligés de les nourrir avec du sirop car elles risquent de mourir de faim", déplore de son côté le Modef, qui a lancé l'alerte dans un communiqué.

Les causes de ce désastre sont multiples, selon le syndicat. "Un hiver très doux a facilité une bonne reprise de ponte, les colonies très populeuses se sont trouvées sans fleurs ni miellée et se sont effondrées en peu de temps. Ce nouveau coup dur est d'autant plus critique pour les apiculteurs qu'il intervient après plusieurs saisons difficiles".

"On a des conditions météo qui sont catastrophiques", renchérit M. Clément. "Ca fait quelques temps qu'on s'alarme du bouleversement climatique qui a un gros impact sur les productions. Pour l'instant, il ne s'est quasiment pas fait de miel, à part en Bretagne, où ils ont tiré un peu leur épingle du jeu". "On peut ajouter la Bourgogne à la Bretagne. Sur le miel de fleurs printanières, les récoltes ont été correctes, environ 70 à 80% de ce qu'on a su faire l'année dernière", tempère quelque peu Thomas Decombard, vice-président du Syndicat français des miels (conditionneurs de miels français et importés).

"Les acacias dans beaucoup de régions ont gelé. Il a fait un printemps pourri, on a été obligé de nourrir les ruches, plutôt que de récolter du miel. On attend de voir un peu comment la saison peut évoluer, parce que ça peut se redresser, mais la canicule qui s'annonce a l'air de vouloir compromettre véritablement les récoltes", s'inquiète toutefois Henri Clément.

Le pourtour méditerranéen menacé

"Jusqu'à présent, on n'a pas fait un gramme de miel, il n'y a pas eu de miellée de printemps, c'est surtout dû au mauvais temps", témoigne pour l'AFP Yvan Gouttequillet, apiculteur installé à Saint-Ours-les-Roches (Puy-de-Dôme). "On espérait beaucoup sur cette année, puisqu'on avait des ruches en quantité. Et puis le temps n'a pas permis du tout aux abeilles de travailler, à un point - ça fait 40 ans que je fais ce métier - que je ne n'avais jamais vu", se lamente-t-il. "Ce n'est pas propre à la France. J'ai reçu un message de mon collègue italien, qui me dit n'avoir, en 43 ans d'apiculture, jamais connu un tel désastre", assure M. Clément. "Depuis une bonne quinzaine d'années, le pourtour méditerranéen en particulier souffre de ce bouleversement climatique, on a de plus en plus de périodes de vent du nord, de sécheresse, de canicule. Les miellées sont de plus en plus capricieuses, de plus en plus courtes", ajoute M. Clément.

Et la canicule qui vient de s'abattre pourrait être un nouveau coup dur. "Là, on va avoir le châtaignier, si c'est 38, 39 degrés pendant 3 jours, (ces miellées) vont être cramées", craint M. Clément. Les chutes de grêle en Auvergne/Rhône-Alpes sont également pointées du doigt par la Confédération paysanne, selon laquelle l'apiculture "pâtira sévèrement de l'absence de fleurs de châtaigniers en Ardèche".

La France, qui consomme environ 40 000 tonnes de miel, est déjà très loin d'être auto-suffisante, produisant, au mieux, comme l'an dernier, autour de 18 000 à 20 000 tonnes, rappelle M. Clément. "Les mauvaises années, on faisait 10 000 tonnes, mais si ça se poursuit comme ça, je pense qu'on sera largement en-dessous cette année", indique-t-il, rappelant que les apiculteurs sont déjà aux prises avec certains insecticides, le frelon asiatique, ou la concurrence de miels à bas prix en provenance de Chine, souvent épinglés pour des fraudes.

Seul espoir, pour certaines régions, comme l'Auvergne où travaille M. Gouttequillet, une miellée de sapins, qui prolongerait la récolte d'un mois, jusqu'à la mi-août.

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Commentaires 13

CASH38

C'est évidemment la faute aux autres, bien sur au climat et aux agriculteurs raisonnables ! Quand on a appris l'apiculture de père en fils, on progresse autant que les communistes avec Trofim Lyssenko qui a affamé la quasi totalité des plaines agricoles le l'Est et ruiné la génétique et l'agriculture soviétique ! Bruno 02 frappe dans le 1000 ! Quant chable 533 sur l'INRA, dont le président est issu de la pire génération des écolos bobos bios des cabinets ministériel de l’agriculture hollandaise, elle entraine l'agriculture française à toute vitesse en marche arrière ! Il existe heureusement d'autres ingénieurs agronomes et généraux des ponts des eaux et des forêts avec moins d’œillères et plus de pratiques agricoles !!!

bouton d'Or

la récolte de colza s'annonce catastrophique.A force de taper sur les agriculteurs les pseudoapiculteurs professionnels ont gagnés le recul des productions agricoles utiles a l'alimentation des abeilles.En Ukraine les apiculteurs souhaitent que les surfaces de Tournesol ne diminuent pas.Les semences françaises de tournesol traités au gaucho leurs vont très bien.

simple citoyen

Le nombres de ruches aujourd'hui est 10 fois plus importants que dans les années 1960.Si le miel était aussi important que les bobosécolos veulent nous faire croire les recensement Agricole commencé en 1955 n'auraient pas attendu celui de 2000 pour commencer a comptabiliser les apiculteurs et les ruches !!!

jacques

apiculteur agriculteur depuis 1973, j'ai connu de très bonnes récoltes de miel ,les maladies et le varroa existaient et ne nous posaient pas de problèmes avant d'étre "incompétent "je récoltait entre 13 et 15 tonnes de miel mais à partir de 1994 je suis devenu de plus en plus incompétent comme disent certains agriculteurs et aujourd'hui nous produisons 3tonnes de miel avec des pertes hivernales qui sont passées de moins de 5% a plus de 35%. Je pense que ceux qui attaquent une profession feraient mieux de se poser des questions ,jusqu'ou sont'ils capable d'aller pour une poignée de billets

Chable 533

Tout a ete dit et tout est lie, ce matin une etude de l’inra vient confirmer que seule la biodiversite culturale peut inverser les choses et proposer de la nourriture tout au long de l’annee aux abeilles. Et un environnement de polycuture elevage conduit en bio en est la meilleure expression : bien sur vous etes tous d’accord ?

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