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Moins de cancers chez les consommateurs d’aliments bio ?

Raphaël Lecocq

Moins de cancers chez les consommateurs d’aliments bio ?

Une diminution de 25% du risque de cancer a été observée chez les consommateurs « réguliers » d’aliments bio, par rapport aux personnes qui en consomment moins souvent. C’est ce que révèle une étude épidémiologique menée par une équipe de l’Inra, Inserm, Université Paris 13 et la Caisse nationale de l’assurance maladie.

Des volontaires pour NutriNet-Santé

Lancée en 2009, l’étude NutriNet-Santé dissecte les relations nutrition-santé en vue d’améliorer la prévention des maladies chroniques par l’alimentation. Son volet BioNutriNet s’intéresse à l’impact potentiel de la consommation des aliments en fonction de leurs modes de production (bio / conventionnel) sur l’état nutritionnel, sur des marqueurs toxicologiques, sur l’environnement et sur la santé des individus. Elle repose sur une large population d'adultes volontaires, qu’il est possible de rejoindre en s’inscrivant en ligne ( www.etude-nutrinet-sante.fr).

L’agriculture biologique, en plus de diminuer les risques de contamination de l’environnement et les risques d’exposition des opérateurs aux intrants chimiques, induit-elle des bénéfices pour la santé des consommateurs ? A ce jour, aucune étude scientifique n’est en mesure de l’affirmer. De la même manière, aucune étude ne conclut à un risque accru lié à la consommation des aliments issus de l’agriculture conventionnelle. L’étude épidémiologique réalisée par des chercheurs du centre de recherche en Epidémiologie et Statistiques Sorbonne Paris Cité (Inra/ Inserm/Université Paris 13/CNAM), publiée récemment dans le JAMA Internal Medicine change-t-telle la donne ? « Bien que le lien de cause à effet ne puisse être établi sur la base de cette seule étude, les résultats suggèrent qu’une alimentation riche en aliments bio pourrait limiter l’incidence des cancers », indique l’Inra dans un communiqué. « Des travaux complémentaires sont toutefois nécessaires pour la mise en place des mesures de santé publique adaptées et ciblées ».

Jusqu’à 76 % de risque en moins

Réalisée entre 2009 et 2016 auprès de 68 946 participants de la cohorte NutriNet-Santé (voir encadré), l’étude s’est appuyée des questionnaires de fréquence de consommation  de produits bio (jamais, de temps en temps, la plupart du temps) pour 16 groupes alimentaires (fruits, légumes, produits à base de soja, produits laitiers, viande/ poisson/œufs, féculents/légumes secs, pain/céréales, farine, huiles/condiments, plats préparés, café/thé/infusions, vin, biscuits/chocolat/sucre/confiture, autres aliments, compléments alimentaires). Au cours des 7 années de suivi, 1 340 nouveaux cas de cancers ont été enregistrés et validés sur la base des dossiers médicaux. Une diminution de 25% du risque de cancer (tous types confondus) a été observée chez les consommateurs « réguliers » d’aliments bio comparés aux consommateurs plus occasionnels. Cette association était particulièrement marquée pour les cancers du sein chez les femmes ménopausées (-34 % de risque) et les lymphomes (-76 % de risque). La prise en compte de divers facteurs de risque pouvant impacter cette relation (facteurs sociodémographiques, alimentation, modes de vie, antécédents familiaux) n’a pas modifié les résultats.

Deux hypothèses, avant d’autres investigations

Les chercheurs formulent deux hypothèses pour expliquer la diminution du risque de cancer. La première tient à la présence de résidus de pesticides synthétiques beaucoup plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus d’une agriculture conventionnelle, comparés aux aliments bio. La seconde pointe, dans les aliments bio, des teneurs potentiellement plus élevées en certains micronutriments (antioxydants caroténoïdes, polyphénols, vitamine C ou profils d’acides gras plus bénéfiques). Les conclusions de cette étude doivent être confirmées par d’autres investigations conduites sur d’autres populations d’étude, dans différents contextes. Néanmoins, selon l’Inra, ces résultats soutiennent les recommandations du Haut conseil de santé publique (HCSP) émises en 2017 pour les futurs repères alimentaires du Programme national nutrition santé (PNNS) visant à privilégier les aliments cultivés selon des modes de production diminuant l’exposition aux pesticides pour les fruits et légumes, les légumineuses et les produits céréaliers complets.

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Commentaires 20

marin 347

tissa depuis quand le bio existe t il ses n importe quoi les gris conventionnel dont je fais partie en légume ses des analyse sur les produits tout les ans et a chaque produits sur les résidus de pesticide alors quand bio il n y a pas d analyse et qu ont viennent pas me dire le contraire mon beau frere est en bio depuis 30a et il na jamais eu d analyse et puis quand ont acheté du bio étranger excusez moi mais je doute qu il soit bio en italie pour etre considérer bio il ne faut pas qu ils retrouvent de résidus sa veux pas dire qu ils n en utilise pas en france en conventionnel ses le meme cas si ont a des résidus interdictions de commercialiser et comment dire q un produit est bio alors que l eau de pluie est polluee

@point443

L étude en question avait à peine moitié des sujets exposés aux pesticides, ds les pesticides il y a des effets de cumul bien connu donc des apparitions plus tardives , par ailleurs le sujets agricoles fumaient moins avaient plus d activités physique , mangeaient differement de la population , bref compliqué d en tirer qq chose d autant que l étude etait finance je crois par entre autres l uipp, pas sûr que les agri de maintenant qui fument bcp dans les lycées picolent pas mal ne descendent plus du tracteur n ont quasi plus d activités physique en travaillant et mangeant comme leurs compatriotes soient ds le meme cas

point443

il y a quelques années la MSA a enquêté chez les agriculteurs afin de connaitre précisément le nombre de cancer chez les personnes les plus exposées aux phytos.résultats l'agriculture est la profession qui recense le moins de cancer et le cancer colorectal est celui qui arrive le plus souvent.normal, l'agriculteur en a tellement plein le cul d'être critiquer.

Linducat

D’accord avec Azor08 meme si les agriculteurs ne sont pas les seuls responsables c’est toute la filiere de la fourche à l’assiette qui doit se remettre en question. Les conventionnels restent fichés sur le rendement/ha sans etre sur qu’une alternative sans poison(pardon phyto) existe, arretons de regarder au court terme et pensons a long terme, nous sommes que de passage sur cette planete alors laissons quelque chose de viable à nos generations futures !!!

TYSSIA

Ce n'est pas la planète que vous nourrissez mais les grands groupes et coopératives ! Réveillez vous!
Financièrement , beaucoup sont à genoux mais ils défendent encore leur fournisseurs .
Il est temps de s'unir pour défendre un modèle respectueux d'agriculture , rémunérateur, afin de reconquérir les consommateurs .
Combien d'agriculteurs ne mangent pas de leurs produits ? j'en connais beaucoup , hélas

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