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Mondial de tonte : "faire rêver les jeunes"

Adèle Magnard

Bien plus qu’une pratique d’élevage, la tonte des moutons est un véritable sport de compétition ! La preuve : il existe un championnat international, qui se tient pour la première fois en France. Christophe Riffaud, tondeur professionnel et compétiteur, témoigne pour Pleinchamp de l’importance d’accueillir cette compétition.

Le Mondial de tonte vient d’ouvrir ses portes au public au Dorat, en Haute-Vienne. Du 4 au 7 juillet, 34 nations vont y concourir. C’est la première fois que la France accueille ce championnat, bien que les français y aient toujours participé depuis sa création en 1977.  « C’est même la première fois que cet évènement se tient sur le continent européen, mis à part la Grande-Bretagne », ajoute le néo-zélandais Greg Herrick, président du Golden Shears World Council, la fédération mondiale de la tonte. Ce sport est en effet beaucoup plus connu dans les pays anglo-saxons, et en particulier en Nouvelle-Zélande. Là-bas, « cette compétition est aussi connue que le rugby ! » témoigne Gavin Mutch, compétiteur d’origine écossaise, qui vit désormais en Nouvelle-Zélande. 

Une grande première pour la France, donc, qui mise sur cet évènement pour mettre en valeur la filière ovine et la filière laine. « C’est important de montrer une image dynamique, confie Christophe Riffaud, tondeur professionnel et président de l’Association pour le mondial de la tonte de moutons (AMTM). Quand il y a de la compétition, on peut faire rêver les jeunes et créer des vocations ».

La France n'a jamais remporté le championnat du monde de tonte de moutons. Mais « depuis une dizaine d’années, la tonte française a évolué », fait savoir Loïc Leygonie, 27 ans, l’un des compétiteurs de l’équipe de France. En 2018, celle-ci a d’ailleurs remporté le tournoi des six nations (qui comprend les 5 nations britanniques et la France). « C’est notre meilleure performance à ce jour », indique Loïc, qui se dit confiant sur les performances françaises pendant ce mondial. 

Vitesse et qualité

Les participants concourent sur trois types d’épreuves : la tonte machine, utilisée en majorité en France ; la tonte aux forces (ciseaux), qui représente 70% de la tonte dans le monde ; et le tri de laine. La vitesse compte pour 40% de la note finale. Les 60% restants jugent la qualité de la laine : « la toison doit être entière, et le brin de laine ne doit pas être coupé deux fois car la laine ne sera pas valorisable », explique Christophe Riffaud. L’animal doit bien sûr repartir sans avoir été blessé.

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5 000 moutons seront tondus lors de la compétition. Ils proviennent d’élevages situés dans un rayon de 40 km autour du Dorat. En fonction de leur taille, entre 1 et 2 kg de laine sont récoltés par mouton. « Une partie sera valorisée localement et une autre sera envoyée à l’export, probablement en Chine », précise Christophe Riffaud. En France, plus de la moitié de la laine produite est en effet exportée, principalement en Asie, pour être lavée et transformée.  

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Commentaires 3

digue3942

le rêve c'est fini ; la dure réalité n'a pas de répit .s'occuper d'un cheptel est enrichissant psychologiquement ,prendre des coups venant des soit-disant décideurs est destructeur et ça continu....ceta ,mercosur....

sanssous

quand je vais chez le coiffeur : c est moi qui paye
le mouton est rasé gratis, il est heureux!!

Lakalashdupatelin

Est ce que le mouton est récompensé pour le prêt de son corps? Je m'indigne!

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