Sécheresse: les coopératives réclament une hausse des prix de la viande payée aux éleveurs

Sécheresse: les coopératives réclament une hausse des prix de la viande  payée aux éleveurs

Coop de France réclamme aux industriels et distributeurs alimentaires une hausse des prix de la viande payée aux éleveurs, afin de prendre en compte la flambée des coûts de l'alimentation animale causée par la sécheresse.

Les cours des céréales utilisées dans les aliments pour le bétail flambent en raison de la sécheresse qui a grillé les récoltes cet été en France et en Europe du nord: "Amorcée il y a quelques mois, la hausse du prix des matières premières pour l'alimentation animale s'est brutalement confirmée le mois dernier (+35,5% en blé entre août 2017 et août 2018, +30% pour les tourteaux de colza et tournesol, +14,2% en maïs)", a déclaré Coop de France dans un communiqué. "Sur la même période, le panier de matières premières pour l'alimentation animale (indice IPAA) a ainsi augmenté de 24%. Ces hausses entraînent un accroissement des coûts de production des filières animales, en particulier dans les secteurs porcin, cunicole et avicole", explique Coop de France. 

"Rupture de l'équilibre économique"

En conséquence, Coop de France appelle à une "prise en compte de cette rupture de l'équilibre économique pour que, conformément aux engagements pris lors des États généraux de l'alimentation, l'augmentation des coûts de production soit prise en compte dans les prix de vente". Ceci est d'autant plus crucial pour les éleveurs de ces filières que le coût de l'alimentation constitue "les deux tiers du prix de revient en élevage de porc et de volaille", souligne Coop de France. 

Etats généraux de l'alimentation

Coop de France, qui réunit 2.500 coopératives agricoles françaises, réclame l'application de la charte signée dans le cadre des Etats généraux de l'Alimentation, qui prévoyait de répercuter la fluctuation des prix des produits bruts à chaque maillon de la filière et, pour ce faire, "l'ouverture de renégociations commerciales avec la distribution pour prendre en compte cette évolution du marché". "Il en va du revenu de nos éleveurs et du maintien des filières concernées dans nos territoires", avertit Michel Prugue, Président de Coop de France, cité dans ce communiqué.

Source avec AFP

Sur le même sujet

Commentaires 7

Panurge79

@viande, les coopératives, pour un même travail, ne paient pas plus cher ni moins d'ailleurs leurs employés que les entreprises privées "concurrentes", elles sont gérées par des agriculteurs élus par leurs collègues adhérents qui bien souvent pourraient être clients du privé si c'était mieux, mais qui ont choisi la coopérative parce qu'elle défend leurs intérêts en toute transparence et équité. Et merci aux administrateurs qui se dévouent pour la cause collective souvent bénévolement ou presque!
Et là, les coopératives veulent essayer de peser du poids qu'elles représentent unies pour faire remonter les prix, à juste titre, au profit de l'ENSEMBLE des éleveurs.
Alors @Viande arrêtez de critiquer et de cracher dans la soupe ! Merci

DIGUE3942

à viande : merci pour ton commentaire !!!

Jason

Pessimist tu as tout résumé. Rien à rajouter.

Oxmo

@fifou
Moi je n'ai ni paille ni methaniseur ni vache ni céréales mais ce que tu veux c'est que Pierre partage avec Paul et que le mec qui a les C.... lles d'avoir un methaniseur ou celui qui a un peu de paille partage avec toi. Pourquoi tu vas pas voir Michel [leclerc] pour qu'il partage ? Ça me paraîtrait plus juste.

viande

pour que les coops crient au secours, c'est qu'elles ont peur pour leur comptes et les impayés, mais les prix auraient dû augmenter depuis bien longtemps pour que la moitié d'entre nous gagne plus de 350 euros par mois ( adieu intéressement, adieu complément de salaire sur le chiffre d'affaires,....) séchez vos larmes et préparez vous à faire des coupes dans vos budgets.

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier