Seuil de revente à perte: jusqu'à 5 mds EUR de surcoût pour les consommateurs (UFC-Que Choisir)

Seuil de revente à perte: jusqu'à 5 mds EUR de surcoût pour les consommateurs (UFC-Que Choisir)

L'augmentation du seuil de revente à perte (SRP), décidée par le gouvernement dans le cadre de son projet de loi sur l'alimentation présenté la semaine dernière, coûtera jusqu'à 5 milliards d'euros aux consommateurs, estime lundi UFC-Que Choisir.

Ce projet de loi, qui vise notamment à rémunérer les producteurs agricoles, prévoit un "encadrement" des promotions et le relèvement du SRP de 10%, c'est-à-dire que les produits devront être vendus par les magasins au moins 10% au-dessus de leur prix d'achat. Pour chiffrer les conséquences, UFC-Que Choisir se base sur une "étude d'impact" faite par l'Assemblée nationale: demandée par le gouvernement et longue de 117 pages, elle a été publiée seulement le 30 janvier, la veille de la présentation du projet de loi en conseil des ministres.

L'étude d'impact "ne fait pas apparaître directement le chiffre de 5 milliards: elle exprime cette réalité en pourcentages", explique le président d'UFC-Que Choisir, Alain Bazot, dans un billet publié sur le site de l'association de consommateurs. "On comprend ce biais de communication: entre 0,7% et 2% d'inflation sur les produits alimentaires, cela parle moins que sa traduction en euros sonnants et trébuchants, à savoir entre 1,74 et 4,98 milliards d'euros de surcoûts pour les consommateurs (soit jusqu'à 177 euros par ménage) - et de sur-marge pour les grands groupes, distributeurs en tête", précise M. Bazot.  

Pour l'association de consommateurs, "si l'impact inflationniste est officialisé, les promoteurs de la mesure, dont la FNSEA, ne sont toujours pas à même de nous expliquer par quel procédé miracle ces sur-marges de la grande distribution +percoleront+ - c'est leur terme - vers les agriculteurs français". Quand bien même "les distributeurs achèteraient plus chers les produits alimentaires à leurs fournisseurs industriels, encore faudrait-il que ceux-ci, à nouveau, augmentent d'eux-mêmes leur prix d'achat aux agriculteurs", ajoute l'UFC-Que Choisir. Enfin, M. Bazot rappelle que lors de la dernière période de relèvement du SRP en France (Loi Galland), "l'inflation des produits alimentaires avait été 8 points plus élevée en France que dans les autres pays d'Europe de l'Ouest, tandis que les marges de la grande distribution avaient, elles, augmenté de près de 54%".

Pour en savoir plus :  Politique de l’alimentation : que contient la feuille de route 2018-2022 ?

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Source AFP

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Commentaires 24

GR26

Interdire les ventes à perte cela devrait leur permettre peut être de moins augmenter leurs marges sur les autres produits pour compenser , de faire un peu moins de frais de publicité + calculs + mise en place de ces promos, et par la même occasion des centaines sinon des milliers de tonnes de papiers qui partent à la poubelle chaque fois, c'est anti économique et polluant et bien sûr c'est le consommateur et en premier l'agriculteur qui trinque.

gg44

la puissance économique au service du pouvoir politique, avec la FNSEA comme organisation qui veille au bon fonctionnement de leur relation, comment en 2018 ces trois composantes arrosées des marges arrières peuvent-elles avoir un cerveau qui puissent réfléchir a une répartition de la rémunération équitable de notre société, je crois que c'est peine perdue , leur cerveau est devenu de véritable robot avec qu'une seule réflexion le partage du gain avec une minorité de citoyens , voila pourquoi tant de publicité favorisant l'agrandissement et la mise en place de robot c'est peut-ètre une réflexion a trois composantes mais semble-t-il que la pensée unique facilite les décisions surtout quand la base n'a pas de droit d'expression

agrume856

basons nous sur le salaire le smic de 1998 et de 10 légumes faisons la comparaisons sur 2018 et nous voyons que nos produits on beaucoup a rattraper en euros vis a vis du smic ou salaire moyen es que les salariers de ufc- que choisir sont il prêt a etre payer comme en 1998 NON........

ddx

si mes calculs sont bon, ca fait 74e par consommateur et par an soit 6.21 par mois, donc s est pas ca qui va ruiner les gens, encore faut il que cette argent aille au producteur mais la s est pas gagné

jean

les conséquences négatives des reventes a perte ne sont pas prises en compte par les propos de UFC que Choisir
Les baisses de l'inflation ne sont pas prises en comptes quand elles sont dues aux faibles prix alimentaires
Si il y a une lègère inflation la faible perte de pouvoir d'achat sera rattrapée par l'augmentation automatique du SMIC .

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