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Un concours pour redonner de la fierté aux jeunes éleveurs !

L'ALLIER AGRICOLE

L’Allier a de nombreux atouts pour faire gagner ses représentants. La formation notamment sur la sélection est très bien rôdée. - AA

Organisée sur la ferme du lycée agricole de Neuvy, la 14e finale territoriale d’Auvergne a opposé les meilleurs élèves de la région en filière ovine. Les finalistes iront représenter la région à Paris à l’occasion du salon de l’agriculture.

Les vainqueurs !

Dylan Charrade et Henry Ferret (Haute-Loire) sont les deux candidats arrivés en tête du classement de la finale. Ils auront la chance de conquérir le titre de Meilleur Jeune Berger de France 2019, et représenteront avec fierté leur territoire, face à 36 autres candidats. La finale nationale se déroulera, le samedi 23 février 2019, au Salon International de l’Agriculture à Paris, sur le grand ring dans le Hall 1.

Dans le box « état de santé des brebis », Simon Augier, étudiant en deuxième année de BTS ACSE (Analyse et conduite de systèmes d’exploitation) au lycée agricole de Neuvy attrape une brebis et commence une minutieuse inspection : les dents pour évaluer l’âge de l’animal, les yeux : « ils sont roses, donc pas d’infection », la température  :  « 39,5°C , c’est un peu élevé, sans doute l’excitation de la matinée et à l’allaitement de ses petits », les mamelles : « RAS, pas de mammite », etc. En face de lui, Pauline Pernollet, enseignante en production animale et Christophe Guillaumin, agriculteur l’écoutent avec attention. 

Un concours comme à la Top Chef

Les Ovinpiades des Jeunes Bergers, c’est un peu comme le concours Top Chef pour les étudiants en élevage ovin : toute la matinée de mardi, 32 candidats sélectionnés via plusieurs concours départementaux dans tous les établissement agricoles d’Auvergne se sont affrontés sur des épreuves techniques pour tenter de décrocher le ticket suprême : celui qui leur ouvrira les portes de la finale du Meilleur Jeune Berger de France 2019 au Salon de l’agriculture ! Parmi les épreuves pratiques, le tri des brebis avec un lecteur électronique, la manipulation et l’évaluation de l’état corporel, l’appréciation de la santé d’une brebis, l‘évaluation de l’état d’engraissement des animaux, le choix d’un bélier, mais également un quizz de reconnaissance des races, une épreuve de parage des animaux, tout le quotidien des éleveurs ! 

Un jury de professionnels

Pour les évaluer sur ces épreuves, des techniciens, des éleveurs et des enseignants ont répondu présents, les meilleurs professionnels du métier en somme, réunis par la section Interbev ovin avec en ligne de mire la promotion de cette filière qui recrute. « Nous évaluons surtout leur capacité d’interprétation », explique Bernard Pelin. Eleveur tout juste retraité en Val de Besbre, il fait partie des grandes pointures de la sélection génétique dans le département. « Les élèves de l’Allier ont un avantage concurrentiel notamment sur l’épreuve de reconnaissance des reproducteurs, souligne t-il, car nous avons la chance d’être un département de sélectionneurs. Il y a eu un vrai travail sur la promotion de cette activité, notamment via le catalogue des sélectionneurs édité par la Chambre d’agriculture de l’Allier ». 

L’an passé, un Bourbonnais figurait déjà parmi les finalistes. En février 2018, Mathieu Olivier est monté à Paris pour défendre les couleurs du département. Il a décroché la 10ème place. « C’est une grande fierté que d’être classé parmi les 15 meilleurs dans un concours d’excellence comme celui-ci », raconte t-il. Pour ce passionné de moutons Charollais, l’élevage était une évidence : « mon grand-père Guy a été de ceux qui ont défendu la reconnaissance de cette race. Pour nous, c’est une histoire de famille. » 

À travers lui et l’ensemble des candidats issus de plusieurs niveaux (de la Seconde au BTS), on sent la même détermination. « Les niveaux sont très hétéroclites : Interbev mise clairement sur ce concours pour faire la promotion de l’enseignement ovin dans les établissements scolaires, mais certains jeunes sont clairement là pour gagner », analyse un enseignant. « Je sais que je n’ai pas forcément le niveau cette année pour réussir, conclut Camille, mais j’ai déjà la fierté d’avoir été sélectionnée au niveau départemental et de pouvoir échanger avec des professionnels ». Redonner de la fierté, en voilà une bonne recette.

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