Un trophée pour l’audace

AUVERGNE AGRICOLE (63) journal

Un trophée pour l’audace
Les 11 lauréats ont reçu un chèque de 2000 € pour récompenser leur audace. «Dans un monde où la communication négative prime, je suis heureux que la SAFER AURA puisse mettre en lumière des bâtisseurs de projets durables, ancrés sur leur territoire » s’est exprimé le président Jacques Chazalet. © C. Rolle

La Safer Auvergne-Rhône-Alpes récompense les porteurs de projet qui ont le courage d’entreprendre et qui enrichissent le territoire.

Ils sont volontaires, courageux, passionnés, innovants, pertinents, bienveillants, dynamiques, généreux, enthousiastes. ILS, ce sont les 11 lauréats des premiers trophées de l’Audace foncière initiés par la Safer Auvergne-Rhône-Alpes avec le soutien de la Région.
Mercredi dernier, dans le cadre du Sommet de l’élevage, ces 11 «Audacieux » ont été récompensés pour leur esprit d’entreprendre, leur ancrage territorial et leurs projets durables. « Ce prix, souligne à la fois l’audace des projets de celles et ceux qui les ont mis en œuvre sur notre territoire, mais aussi l’audace de la Safer qui chaque année accompagne près de 1 700 porteurs de projets » a expliqué Jacques Chazalet, président de la Safer, en préambule de la cérémonie.
INVERS la société innovante

Du Cantal au Rhône en passant par la Savoie, l’Isère et l’Ardèche les projets audacieux ne manquent pas ! Dans le Puy-de-Dôme, Sébastien, David, Stéphanie, Benjamin et Bastien, les associés de la toute jeune société INVERS, ont été récompensés pour le développement de l’élevage de vers de farine à destination de l’alimentation animale. «Faute de bâtiment adapté, nous avons débuté la production d’invertébrés dans des containers situés à Clerlande dans le Puy-de-Dôme. Récemment, grâce à la Safer, nous avons acquis un ancien poulailler à Saint-Ignat qui va nous permettre de développer l’activité » raconte Sébastien. INVERS produit actuellement entre 800 kg et 1 tonne par mois de vers de farine. La société élève des adultes reproducteurs qui sont ensuite placés durant 3 mois chez des agriculteurs de la Limagne avant d’être séchés et vendus en jardinerie pour les particuliers. Demain, d’autres débouchés verront le jour : notamment pour l’alimentation animale (croquettes chats et chiens), les piscicultures et l’aquaponie. « Notre objectif est que la région AURA soit à terme une région indépendante en protéines animales » ambitionne Sébastien.
Audacieux, Jean-Baptiste l’est également. Via la Safer, ce jeune agriculteur Paysagiste de formation a acquis une terre agricole à Jussac dans le Cantal. Il se lance dans la culture de plantes ornementales et xénophytes ; des plantes peu gourmandes en eau. « Une autre manière de valoriser notre territoire et de répondre au réchauffement climatique » explique le pépiniériste spécialisé.
Des projets variés

La Safer a également accompagné et récompensé : Sandra et Mathieu qui ont pour objectif de conduire en Ardèche un élevage biologique de porcs noirs gascons avec transformation à la ferme ; Damien dans la Drôme qui allie les parfums de la truffe et de la lavande ; la SCI Vercors pépinières en Isère : l’histoire de trois couples qui, accompagnés par la Safer, ont acquis un ensemble de bâtiments inutilisés pour y installer des jeunes entreprises d’horizon différents ; Gaëlle et Olivier dans la Loire sont en train de créer un centre équestre dédié au personnes handicapées et à mobilité réduite ; Bruno en Savoie, se lance dans la production de spiruline 100% naturelle sans avoir recours à l’énergie fossile ; Valentin a repris un ensemble de bâtiments et de terres  en Haute-Savoie en vue de produire, transformer et vendre sa viande, de la fourche à la fourchette ; Yoann,  le viticulteur dans l’Ain, dont l’exploitation créée via un GFA participatif servira de support pédagogique aux élèves du lycée professionnel voisin ; Pascale et olivier ont acquis une belle demeure et des terres agricoles en Isère pour y créer des chambres d’hôtes et un restaurant dont les produits sont issus de leur production ; Enfin Séverine, maraîchère dans la métropole de Lyon,  a pour objectif de créer une exploitation agricole bio de petits fruits qu’elle transformera en confitures, sorbets et coulis, vendus en circuit-court.

C.Rolle

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