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Zones non traitées : le ministère évoque des distances de "1 à 5 mètres"

Pleinchamp avec l'AFP

Zones non traitées : le ministère évoque des distances de "1 à 5 mètres"

Le ministère de l'Agriculture souhaite parvenir à un arrêté national début janvier concernant les règles d'épandages. Pour les zones non traitées, une distance de "1 à 5 mètres" est mentionnée, avec des dérogations possibles. 

"Nous mettons en place des chartes départementales, des chartes territoriales dans lesquelles les riverains, les agriculteurs, les élus, sous l'autorité du préfet, doivent se mettre d'accord pour les zones d'épandage. S'ils n'arrivent pas à se mettre d'accord, alors nous mettrons en place ce qu'on appelle des zones de non traitement. Le conseil d'Etat nous l'a demandé", a déclaré le ministre sur CNews le 29 août. Le cabinet du ministre a précisé dans la foulée qu'une consultation publique allait être lancée "début octobre pendant six semaines dans les préfectures", réunissant tous les acteurs (préfet, agriculteurs, associations, etc.), pour définir "les règles" d'épandage et de pulvérisation de produits phytosanitaires sur les cultures, dans l'objectif de parvenir à un "arrêté national" début janvier.

"Il devrait y avoir des zones de non traitement obligatoires comprises entre 1 et 5 mètres autour des bâtiments, avec des dérogations possibles en cas de chartes locales qui précisent les règles localement, ou de situations particulières", a indiqué le ministère. Les zones de non traitement seront en revanche agrandies dans des zones sensibles, comme la proximité d'écoles ou de captages de sources d'eau potable. Les agriculteurs disposant de matériel d'épandage ou de pulvérisation de précision pourraient en revanche être éligibles à certaines dérogations.

Appel à l'apaisement

Ces clarifications répondent au vif débat en cours en France sur le sujet. Le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine), qui a tenté de prendre un arrêté interdisant l'utilisation de pesticides à moins de 150 mètres de toute construction, s'est fait retoquer par la justice administrative. D'autres élus locaux tentent de réglementer les conditions d'usage de ces produits. Après le président Emmanuel Macron qui a déclaré le soutenir "dans ses intentions", la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne a affirmé partager "totalement la préoccupation du maire de Langouët" et annoncé qu'un projet de réglementation était à l'étude pour instaurer une "zone minimale entre les épandages et les habitations".

La présidente de la FNSEA Christiane Lambert a indiqué sur Twitter que le syndicat avait fait des propositions "pragmatiques et efficaces" à Mme Borne pour protéger les riverains. Hier, elle avait regretté sur Radio Classique le "buzz" fait par des militants "qui sont allés un peu loin dans la diabolisation des agriculteurs". "Ils veulent dire qu'un monde sans phyto est tout à fait possible alors qu'on sait très bien qu'un monde sans médicament ne l'est pas", avait-elle dit.

"La plupart du temps ce n'est pas l'agriculture, l'arboriculture, la viticulture qui s'est approchée des villages, ce sont les lotissements qui ont poussé et qui sont allés s'implanter au milieu des champs", a noté Didier Guillaume, appelant à l’apaisement des débats et à une réconciliation entre les villes et les campagnes. "Il faut réconcilier les citoyens et l’agriculture, c’est indispensable", a-t-il conclu. 

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Commentaires 17

pipo

MR LE MAIRE DE LANGOUET tu te tire une balle dans le pied en interdisant la pulvérisation près des habitations.je serai curieux de voir les permis de construire que tu as délivré depuis 4ans et demi que tu occupes cette fonction .pourquoi as tu accepté des permis de construire en campagne . un moment ou l autre il faut assumer. un petit conseil il ne faut pas interdire la pulvérisation sur les terres agricoles mais les habitations .(chacun a sa place et les vaches seront bien gardées)

atome

Bonjour,
oui il faut planter des haies. La sapinette n'est pas un très bon choix selon les endroits ou l'on se trouve, il faut préférer des essences locales.

Panurge79

Je ne suis pas sûr que les éleveurs à 350€/ mois ne soient que parmi les conventionnels et les plus riches chez les bios. Qui vivra, verra !

squal32

Pourquoi ne pas planter des haies épaisses (genre sapinette) en les laissent monter à 3 ou 4 mètres de haut , elles seraient un rempart efficace contre les dérives de produit. Sans craindre pour leurs santé puisque les doses de produit qu’elles recevrais serai infime. En plus ça ferais un joli paysage.

Berliet53

Tant que les citadins viendront construire à la campagne sans autre idée que d'avoir la tranquilité nous aurons toujours des problèmes avec les cloches des églises les coqs des villages les odeurs du fumier les produits phyto les tracteurs avec les pneus sales.....
Quad les citadins auront le ventre creux avec l'agriculture nature oú bio ( avec pesticides ) ils auront peut être envie de s'intéresser aux contraintes du métier d'agriculteur..

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