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L’élevage bovin en cours de transformation

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Philippe Dimon est chef de projet à l’Idèle Institut de l’Élevage. - © AM
Philippe Dimon est chef de projet à l’Idèle Institut de l’Élevage. - © AM

Au cours de ce congrès, la FDSEA avait convié Philippe Dimon, chef de projet à l’Institut de l’Élevage pour présenter les trajectoires des élevages bovins allaitants du Limousin au cours de la dernière décennie et les évolutions des structures de production.

Un sujet très intéressant qui abordait durant la décennie 2006/2017, les modifications profondes des structures d’exploitation. Les interactions entre les aléas climatiques, sanitaires et économiques ont régulièrement impacté le fonctionnement des élevages. Un constat suite auquel les éleveurs ont dû procéder à des choix et des arbitrages conduisant à des modifications des structures et des outils de production.

Dans le réseau d’élevage constitué de 25 fermes suivies par Philippe Dimon, l’un des premiers constats est l’accroissement continu des moyens de production, avec une augmentation permanente de la taille des exploitations. De 2006 à 2017, les SAU du réseau ont augmenté de 18 %, davantage chez les naisseurs que pour les naisseurs-engraisseurs. Tout comme l’augmentation des vêlages (+15 %) et le nombre des vêlages par unité de main-d’œuvre (+39 %).
Parallèlement à ces augmentations des moyens de production, Philippe Dimon constate à l’inverse une réduction de la main-d’œuvre familiale au profit du salariat et une productivité du travail (en tonne de viande vive/UMO) qui a explosé pour les naisseurs-engraisseurs (+47 %).
Sur les performances techniques, le chargement moyen reste stable pour les naisseurs, alors qu’il progresse de 0,15 UGB par hectare pour les naisseurs-engraisseurs. Dans l’échantillon de référence, la progression du poids des animaux est conséquente. En l’espace de 12 ans, le poids moyen des vaches de réforme est passé de 404 à 433 kg de carcasse (+29 kg de poids carcasse soit 2,7 kg/an). Une tendance identique est observée pour les jeunes bovins grâce à l’amélioration des performances de croissance.
Malgré ces évolutions, les exploitations d’aujourd’hui travaillent sur des systèmes de plus en plus dépendants des fourrages stockés. Ainsi les fourrages stockés et consommés par UGB ont progressé de 15 % sur l’ensemble des systèmes, une tendance accentuée par les aléas climatiques.
Face à ce constat et aux aléas, l’enquête révèle que des pistes ont été explorées et sont autant de possibilités d’adaptation face à un contexte et des enjeux nouveaux.
Des pistes qui visent essentiellement la valorisation des produits, l’efficacité économique, l’organisation du travail, et la diversification des productions.

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