Le préfet de Saône-et-Loire rejette un projet de ferme aux 4.000 bovins

Le préfet de Saône-et-Loire rejette un projet de ferme aux 4.000 bovins

Un projet de ferme qui aurait pu accueillir plus de 4.000 bovins à Digoin, en Saône-et-Loire, auquel s'opposaient notamment la Confédération paysanne, des riverains et des associations de défense de l'environnement, a été rejeté par le préfet.

La demande de l'agriculteur "pour être autorisé à exploiter un élevage de 3.910 bovins destinés à l'exportation, 240 bovins à l'engraissement et 320 vaches allaitantes sur la commune de Digoin, est rejetée", selon l'arrêté daté de jeudi pris par le préfet de Saône-et-Loire. La préfecture s'appuie notamment sur l'avis du Conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst), qui avait souligné des "antécédents très défavorables (de l'agriculteur) en matière de maîtrise des nuisances et de la capacité à respecter les obligations réglementaires applicables", précise le préfet dans son arrêté.  

Difficultés

Des difficultés en matière de "respect du voisinage, de la sécurité et de la salubrité publiques" ou encore une distance trop faible de l'un des bâtiments avec le cours d'eau voisin ont aussi été pointés par la préfecture, qui s'inquiète notamment d'éventuelles nuisances olfactives ou d'une possible pollution des sols et des eaux. La demande d'autorisation adressée en préfecture par l'éleveur, qui n'avait pu être joint vendredi, avait initialement pour but de régulariser un nombre de bovins déjà supérieur à ce qui était autorisé. Mais le dossier avait "été établi moins dans un objectif de régularisation (...) que dans le but d'augmenter de manière manifestement disproportionnée (une) activité actuelle qui ne respecte déjà pas les dispositions réglementaires", avait critiqué le Coderst. L'activité aurait consisté à "accueillir des bandes de jeunes bovins, pour mise en quarantaine sanitaire durant cinq semaines avant d'être exportés vers des centres d'engraissement en France ou à l'étranger", selon la demande d'autorisation, mentionnant les "pays du Maghreb (plus particulièrement Algérie, Maroc) et la Turquie".  

Contester

L'exploitant dispose désormais d'un délai de deux mois pour contester la décision du préfet devant le Tribunal administratif de Dijon. La direction régionale de l'environnement (DREAL) de Bourgogne Franche-Comté avait rendu en juillet dernier un avis favorable. Mais le projet avait reçu en novembre un avis contraire du commissaire enquêteur, après une enquête publique d'un mois qui a vu affluer les observations, dont une pétition de l'association Agir pour l'environnement qui a recueilli plus de 68.000 signatures. Brigitte Bardot avait dénoncé au mois d'août "la concentration de milliers de bêtes dans ces bâtiments de la honte". "Ce centre d'allotement géant, suite logique à l'industrialisation des élevages et des abattoirs, n'est que de la poudre aux yeux des éleveurs", avait pour sa part pointé la Confédération paysanne, critiquant un projet qui "contribue à enfermer les éleveurs bovins dans un modèle qui a déjà conduit nombre d'entre eux au désastre".

Source avec AFP

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Commentaires 13

Bleunuit31

si cela ne se fait pas en France ce sera fait dans les pays voisins on nous saoule avec ma ferme des 1000 vaches qui n'en a pas 1000 d'ailleurs alors qu'en Allemagne se genre de structure existe depuis longtemps et que les écolos de la bas ne s'en plaignent pas
Alors arretons de faire l'autruche si le projet est viable et bien encadré par les services vétérinaire pourquoi ne pas l'autoriser on se plaint de la désertification des campagnes et de la disparition des "paysans" mais des que quelqu' un essaye de sortir de l'ordinaire tout de suite cela part en sucette
Avec ce genre de raisonnement nous avons déjà perdu une grande partie de notre industrie et maintenant nous allons aussi perdre notre production au profit des pays voisins

PLANT1026

si se n est pas fait en France se sera fait dans les pays voisins ensuite la viande reviendra est que cela est mieux ?la France a une grande traçabilité dans l alimentation et le suivi animal q il y est 5 ou800 bovins dans un batiment qui reçoive des bons soins je vois pas le probleme il y a des agri avec tres peu d animaux qui s occupe pas de leur bètes c est plus dramatique

ROSEE7383

C est obligé de passer par ce genre concentration pour s en sortir ? Ne peut on pas rester dans des densités plus proches d une certaine idée que nous avons du métier .alors tant pis on se comptera bientôt sur les doigts et on sera bientôt plus que des arpettes ou au service de la grande distribution et des grosses Coop.

Grrr !

Nico peut jouer sur les mots, mais les animaux de son élevage sont-ils mieux traités et plus "heureux" que dans l'exploitation voisine ? Peut-être ou peut-être pas et de toute façon leur finalité est la même, alors les leçons de morale ...
Par contre, Nico a-t-il entendu parler de mondialisation, libéralisme, CETA, MERCOSUR, baisse du budget agricole de l'Europe ? Et que certains réfléchissent et s'organisent pour baisser les coûts de production pour garder de l'élevage bovin dans nos campagne, ça se respecte aussi.

éleveur 42

que l,on soit pour ou contre ,des 2 cotés on peut trouver des arguments. maintenant pour ma par, ce type de structure pour l,export existe déjà . préfère ton faire l,autruche et favauriser leur création a nos frontière ou que cette activité ce face en FRANCE. on ferai mieux d, aider cette indépendant a crée de l,activiter plutôt que lui mettre des batons dans les roues ,(indèpendant c,est peut étre bien la le problème s,il sapelait BIGARD l,affaire serait réglée ). en France on prèfère financer des chaumeurs et faire de l,assistanat , plutôt que aide seux qui crée de la richèsse.

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