Loup : un arrêté fixe à 40 le nombre de prélèvements

Loup : un arrêté fixe à 40 le nombre de prélèvements

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, ont signé le 18 juillet l’arrêté fixant à 40 le nombre maximal de loups dont le prélèvement pourra être autorisé pour la période 2017-2018.

Le communiqué du ministère de l’agriculture précise « l’arrêté fixe à 40 le nombre de loups pouvant être prélevés. Au-delà d’un seuil intermédiaire de 32 loups, les tirs de prélèvement ne seront plus autorisés. Seuls des tirs de défense ou de défense renforcée pourront avoir lieu, lorsque les loups sont en situation d’attaque et l’éleveur en situation de défense de son troupeau. »

Cependant, « il reviendra au préfet coordonnateur de définir des priorités concernant les tirs de prélèvement afin qu’ils soient mieux répartis tant sur le plan géographique, en fonction des foyers d’attaque, que dans le temps. Le préfet veillera également à la mise en place de cellules de suivi départementales, en concertation avec tous les partenaires, pour que des mesures adaptées aux situations locales puissent compléter le dispositif national, notamment dans l’accompagnement des éleveurs subissant la prédation. » Le suivi des mesures de protection devrait être renforcé. D’après le communiqué « lors de chaque attaque, le constat de dommages permettra désormais d’évaluer de façon précise les mesures mises en place pour protéger le troupeau. »

Un plan Loup 2018/2022

Pour Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture « Notre objectif commun est de structurer un plan collectif permettant de diminuer significativement les actes de prédation et d'assurer la soutenabilité économique des mesures de protection mises en place pour nos éleveurs tout en permettant la préservation d’une espèce protégée. »

C’est pour cela qu’en concertation avec les représentants des éleveurs et les organisations non gouvernementales, une étude a été lancée pour mesurer l’efficacité des tirs sur la prédation de l’animal vis-à-vis des troupeaux. Cette étude servira à établir le prochain Plan Loup 2018/2022 mis en place dès janvier 2018. Ce plan « adaptera l’utilisation des outils en place, développera les stratégies de protection et de défense, ainsi que l’accompagnement des éleveurs, que ceux-ci soient localisés dans les foyers d’attaque ou sur les zones où l’espèce tend à se développer et à s’installer. »

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire « accorde une attention toute particulière aux travaux entre les éleveurs et les ONG afin de préparer un nouveau dispositif de gestion de la présence des loups dans l’environnement à partir de 2018. »

En réaction au communiqué du ministère, FNSEA/JA/FNO/APCA, ne font pas les mêmes constats et considèrent ces propositions « inacceptables. » D'après la FRSEA PACA, « le dernier bilan de suivi hivernal de l’ONCFS indique une augmentation de 22 % de la population de loups. Le nombre de meutes passe de 49 à 57. Le nombre d’attaques en 2016 augmente encore par rapport à 2015 et dépasse désormais le nombre de 10 000 bêtes tuées. »

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FNSEA/JA/FNO/APCA demandent "que l’élevage et les éleveurs soient au coeur du dispositif et que l’on passe d’un plan loup à un plan de pérennisation de l’élevage face à la prédation du loup" et " la reconnaissance du droit permanent aux éleveurs de défendre leurs troupeaux contre le loup indépendant de la notion de plafond de loup à détruire." Ils réclament également la révision de la Convention de Berne et de la directive Habitat car ils souhaitent changer le déclassement du loup d'espèce strictement protégée à espèce simplement protégée. 

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