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Ovins : les éleveurs attendent une réaction des pouvoirs publics

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Ovins : les éleveurs attendent une réaction des pouvoirs publics

Cette année, les vols d’ovins sont bien plus nombreux que les années précédentes. Plus de 300 ovins ont été dérobés, l’équivalent de toute l’année 2019.

A ce jour, depuis le début de l’année, plus de 300 ovins ont été volés dans le département. De la médiatisation de ces vols jusqu’à l’interpellation des élus et de la gendarmerie, tout le travail du collectif des éleveurs pillés de Loire-Atlantique commence à porter ses fruits car peu à peu, il a réussi à fédérer. 
« Certains gendarmes ont vraiment pris cela à coeur, on les remercie d’ailleurs. Récemment, une personne a été condamnée à un an de prison ferme avec trois ans d’interdiction de territoire. Nous sommes satisfaits de ce jugement mais nous restons très vigilants pour l’avenir », confie Sébastien Héas, éleveur.

En revanche, ils attendent toujours une réaction du préfet suite à la lettre ouverte adressée à plusieurs politiques, « nous espérons l’avoir d’ici peu », et aimeraient « qu’une alliance se crée entre les structures agricoles afin que l’on ait encore plus de poids ».

« Chez moi, ça a vraiment commencé en 2013-2014, confie Willem Verberckmoes, éleveur à Trans-sur-Erdre. Ces disparitions de brebis et d’agneaux représentent un préjudice pouvant aller jusqu’à 15 000 euros par an. » Du côté des assurances, le premier vol est pris en charge « mais ensuite, la franchise augmente… Ca affaiblit les exploitations », explique Sébastien Héas.

Au-delà de cet impact financier, il y a des conséquences psychologiques importantes comme le raconte  Willem Verberckmoes : « Cette année, il y a eu plusieurs tentatives que l’on a réussi à déjouer jusqu’au week-end de Pâques... » où, cette nuit-là, sa nièce, qui travaille avec lui, a surpris des véhicules. « Elle a noté leurs plaques d’immatriculation et a appelé le 17 mais en retournant sur place pour voir s’il n’y avait pas des bêtes ficelées ils avaient fait demi-tour et l’ont poursuivie. Elle a eu la peur de sa vie. Les gendarmes sont parvenus à les prendre en chasse et à les interpeller. Nous avons pu récupérer nos bêtes et avons déposé plainte. »

Avec les éleveurs de son secteur, des rondes sont organisées chaque nuit, et sur le groupe Whatsapp du collectif, les alertes ne cessent pas. « C’est invivable. On ne dort plus et le matin on se demande ce que l’on va trouver. Psychologiquement c’est très dur pour les éleveurs mais aussi pour les familles : les enfants posent des questions et font des cauchemars », souligne Willem Verberckmoes qui n’attend qu’une chose : que l’on protège les troupeaux. 

Pour cela, ces éleveurs ont déjà listé des solutions techniques : équiper les exploitations et les axes routiers de vidéosurveillance et pucer les animaux pour avoir un tracé GPS.  

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