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Peste porcine africaine : appel à la vigilance

Raphaël Lecocq

Peste porcine africaine : appel à la vigilance
Ministère de l'Agriculture

La confirmation de deux cas de peste porcine africaine le 9 janvier 2019 en Belgique à près d’1 km de la frontière française expose plus que jamais la France à ce risque majeur pour l’élevage porcin. Le ministère de l’Agriculture appelle les détenteurs de porcs et de sangliers à la vigilance maximale.

Tout sur la PPA

Le ministère de l’Agriculture consacre un dossier complet à la Peste porcine africaine (PPA) : symptômes, mesures de biosécurité, plan d’action...

Peste porcine africaine : appel à la vigilance

Cellule de crise, délimitation d’une zone blanche clôturée de plusieurs km2 à l’intérieur de laquelle tous les sangliers présents seront abattus et incinérés sur place, organisation de patrouilles de l’ONCFS et de chasseurs à la recherche de cadavres, suspension de toutes les activités forestières : le ministère de l’Agriculture a lancé le branle-bas de combat pour éviter au maximum l’intrusion en France de la peste porcine africaine (PPA). Détectée en Belgique le 13 septembre dernier, aux confins des frontières française et luxembourgeoise, la maladie poursuit sa progression en direction des départements des Ardennes et de la Meuse, comme en témoigne l’identification le 9 janvier de deux cadavres de sangliers infectés, à 1 km de la frontière française. Les deux cadavres en question étaient situés dans la zone d’observation mais en dehors de la zone tampon mise en place par les autorités belges, lesquelles vont mettre en place une nouvelle clôture pour éviter la propagation de la maladie en France.

Appel à la vigilance

Le virus de la PPA se transmet d’un animal à un autre mais peut également se disséminer par des mouvements de véhicules, de personnes en provenance de zones infectées ou par l’intermédiaire de denrées alimentaires. Sachant que les sangliers se comptent par milliers dans les zones incriminées, les risques de propagation de la maladie sont très importants. D’où l’appel à la vigilance lancé par le ministère de l’Agriculture en direction des éleveurs de porcs de la région, ainsi qu’aux détenteurs de sangliers, afin de détecter l’apparition d’un foyer de contamination. Chez les sangliers, l’abattement et la recherche de points d’eau constituent deux réactions possibles à une infection, ainsi qu’un taux de mortalité inhabituel affectant toutes les classes d’âge. Chez les porcs, le doublement de la mortalité sur 15 jours dans une bande ou une salle est considéré comme suspect. Parmi les signes avant-coureurs sur animaux vivants, les autorités sanitaires listent les symptômes suivants : appétit diminué, augmentation de la consommation d’eau abattement, fièvre supérieure à 40°C, regroupements inhabituels d’animaux, plus ou moins de rougeurs sur la peau (oreilles, abdomen…) et d’avortements et de mortalité sous la mère.

Statut indemne

La peste porcine africaine est une maladie strictement animale, sans danger pour l’homme. Elle ne touche que les porcs et sangliers chez lesquels elle entraîne de fortes mortalités. Le virus est très résistant dans l’environnement. Il n’existe ni vaccin, ni traitement contre la maladie. Originaire d’Afrique, elle est présente depuis près de 5 ans dans plusieurs pays d’Europe de l’Est. Le France est aujourd’hui indemne. La perte de ce statut, qui condamnerait l’export, aurait de lourdes conséquences économiques et sociales pour la filière. En 1997-1998, la peste porcine africaine s’était soldée par l’abattage de plus de 10 millions de porcins aux Pays-Bas. L’impact économique avait été estimé à 2 milliards d'euros.

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