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[Sommet] GrassMan, un bouquet d’appli pour gérer les prairies

Raphaël Lecocq

[Sommet] GrassMan, un bouquet d’appli pour gérer les prairies

L’application développée par l’Institut de l’élevage a vocation à accroître la productivité et la qualité des prairies, moyennant un abonnement de 49 €/an. D’un usage simple mais pas simpliste ! La version 1 cible l’agronomie en attendant la gestion du pâturage et d’autres fonctionnalités.

[Sommet] GrassMan, un bouquet d’appli pour gérer les prairies

Un : choisir ses espèces et la composition de ses semis (monospécifique ou multi-espèces) en fonction de ses attentes (robustesse, productivité...) et des conditions pédoclimatiques propres à chaque parcelle. Deux : ajuster la fertilisation azotée à la parcelle à partir de la méthode des bilans, prenant en compte le mode d’exploitation (pâturage, foin, enrubannage, ensilage) et en intégrant les diverses restitutions (minéralisation, apports des légumineuses, déjections). Trois : établir un diagnostic de la flore par l’identification des principales espèces constituant le fond prairial, aboutissant à une qualification de la productivité de chacune des parcelles et à leur hiérarchisation. Quatre : élaborer des stratégies de lutte contre les adventices, soit par la mise en œuvre de pratiques culturales idoines, soit par voie chimique sur la base des références fournies par Arvalis.. Cinq : planifier à 7 jours, sur la base des données climatiques géolocalisées, les chantiers de récolte en tenant compte du mode d’exploitation (foin, enrubannage, ensilage), des espèces en présence (séchant plus ou moins vite), de l’importance de la végétation sur pied et du matériel mis en œuvre (conditionneur ou pas). Six : qualifier la qualité du foin récolté sur la base d’une analyse visuelle (couleur, présence de moisissures, présence de légumineuses, rapporte tige / feuilles) pour constituer des lots et discriminer leur distribution en fonction des animaux, sinon pour évaluer leur valeur marchande. Telles sont les six applications réunies en une avec GraasMan, contraction de « grass management ».

Outil collaboratif et évolutif

Initiée au départ par deux écoles d’ingénieurs (Bordeaux Sciences Agro et Montpellier SupAgro), l’appli a été développée conjointement par l’Institut de l’élevage, Jouffray-Drillaud (filiale de Terrena) et Mas Seeds (filiale de Maïsadour), avec le concours de l’entreprise informatique Croisix. « L’application ne donne en aucun cas des recommandations de variétés mais se contente d’indiquer des critères de choix de variétés », prend soin de préciser Patrice Pierre, chef de projet service fourrages et pastoralisme à l’Institut de l’élevage. « L’ambition de GrassMan est de simplifier et rendre plus accessible la gestion de la prairie afin d’optimiser sa productivité et sa valorisation. C’est un outil simple, apte à donner des réponses rapides, en situation de terrain. Chaque utilisateur pourra, s'il le souhaite, partager ses rapports et échanger avec d'autres éleveurs ou encore avec son conseiller ».

[Sommet] GrassMan, un bouquet d’appli pour gérer les prairies

Un outil qui se paie mais qui paie

L’appli, compatible Android et IOS, sera disponible sur les Stores courant octobre. Elle sera proposée au prix  de 49 € /an. Soit environ une demi tonne de foin. « Comptant six fonctionnalités dans sa première version, GrassMan est une boite à outil de nature à optimiser la productivité et la valorisation des prairies », justifie Jérôme Pavie, responsable du service fourrages et pastoralisme à l’Institut de l’élevage. « L’application mobilise des données telles que les données météorologiques, lesquelles ont un prix. Par ailleurs, l’ensemble des partenaires associés dans le projet poursuit ses investissements dans le but de développer de nouvelles fonctionnalités. Parmi les pistes de développement figurent des alertes de stade végétatif, des préconisations entourant la mise à l’herbe, de nouveaux outils de diagnostic destinés à définir des stratégies de conduite en matière d’entretien et de rénovation, à partir, par exemple d’images de taux de sol ou de taux de légumineuses, cette dernière déclinaison n’étant pas la moins ardue ». Les promoteurs de GrassMan escomptent convaincre entre 1000 et 2000 éleveurs pour la première campagne. Jusqu’au 31 mars, la facture est réduite de 30%, ce qui ramène GrassMan à 34,30 € la première année.

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