Les coopératives laitières veulent une réforme de la loi sur les négociations commerciales

Les coopératives laitières veulent une réforme de la loi sur les négociations commerciales

La Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL) demande pour la prochaine législature une redéfinition des relations commerciales entre distributeurs et industriels et donc une refonte de la loi LME qui les régit, alors que les négociations annuelles ont repris dans un contexte de guerre des prix.

"Dans un contexte difficile, qui a radicalement changé depuis la création de la loi de modernisation de l'économie (LME) en 2008, la FNCL appelle le prochain président de la République à changer le cadre législatif qui régit les relations industrie-commerce" a déclaré le président de la FNCL, Dominique Chargé, jeudi lors d'une conférence de presse. En ce début d'année 2017, alors que les prix du lait sont en train de remonter, après avoir chuté à leur plus bas au cours de l'année 2016 créant une situation intenable pour les éleveurs, "certaines enseignes demandent des baisses de prix en entrée de négociations", a-t-il expliqué.

La FNCL estime qu'il est "urgent de changer de paradigme en privilégiant les discussions autour de la création de valeur partagée dans les filières et avec un meilleur équilibre du rapport de force entre les parties", a-t-il indiqué car "aucune des lois additionnelles Hamon, Macron, Sapin, n'ont permis d'améliorer le cadre de ces relations". Par exemple, le dispositif introduit par la récente loi Sapin qui doit permettre d'intégrer des éléments de rémunération du producteur dans les documents commerciaux est, selon M. Chargé, "difficile à mettre en oeuvre car pas adapté aux négociations".  

De plus, il aurait pour conséquence "une ingérence des distributeurs dans la gestion des coopératives et donc un réel risque d'intégration de nos filières par la grande distribution", assure-t-il. La FNCL demande donc un nouveau texte qui pourrait intégrer "les critères qualitatifs et de traçabilité des produits". La production de lait a reculé de 5% en France entre juin et novembre 2016, et de 2,5% en Europe sur la même période entrainant "de vives tensions" sur certaines matières premières comme le beurre, selon la FNCL.

Source AFP

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Commentaires 5

NUIT 853

Les politiques ont toujours fait n'importe quoi: Les lois Raffarin et Galland en 1996 ont abouti à la concentration de la grande distribution: on est passé de 30 distributeurs en 1980 à 3 - 4 aujourd'hui.
La DGCCRF a autorisé cette concentration.
Nous sommes 480 000 fermes, 2800 coopératives, 12000 IAA, 30 multinationales, et 65 millions de consommateurs. Voila le déséquilibre! il menace l'économie de notre pays. Les nouvelles lois Sapin ne réglent rien de ce rapport de force. On protège toujours Les grands distributeurs!
Nos coop doivent s'investir dans la distribution de nos produits! C'est la seule solution, comptons sur nous-même!

dll

dans un contexte ou le beurre n'a jamais été aussi chère ( un industriel témoignait a la télé l'acheter 6.2 euros ce week end)ou le lait a rarement été aussi chère dans les gms ( on joue avec l'euro du litre), ou nos coopératives laitières et autres d'ailleur, bénéficient de dispositifs fiscaux et sociaux indiscutables (elles pleurent parce qu'elles n'ont pas eu le CICE encore)ou suite aux manifestations menés avec beaucoup de sang froid à Laval Lactalis a nargué tout le monde en donnant un échéancier de prix qu'elles ont bien eu du mal à suivre. Elles se permettent encore d'aller glaner des fonds à l'état. Elles devraient plutôt avoir une vrai réflexion sur le manque de compétitivité de nos outils!!!!

cricri53

Ce sont de beaux discours tout cela sur la négociation des prix entre les industriels et distributeurs. A ce jour, on ne connaît toujours pas le prix du lait pour le mois de Février (Terrena). Alors, nous les producteurs, on est où ? On meurt à petit feu (voir on se suicide !!!). En attendant, Lactalis ose mettre dans nos boîtes aux lettres qu'il recherche du personnel pour l'une de ses laiteries (dans le 53). L'offre est très alléchante : salaire FIXE, 13è mois, majorations, paniers, intéressement, participation aux bénéfices, dispositif d'épargne salariale et mutuelle. On devrait peut-être envoyer nos CV !!! On a le sentiment d'être des "commis" de ferme et non des CHEFS d'exploitation.

ESCHENMANN PHILIPPE OU MME "CLOCHE215"

c'est surprenant, est-ce que j'ai besoin d'avoir une loi pour savoir quand j'ai besoin d'aller aux toilettes........

riton 46

Honte aux industriels le marché se tend mais l'éleveur voit toujours des prix aussi bas

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