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L’intérêt économique d’une génétique sous contrôle

15 UNION DU CANTAL

Franc succès de la journée génétique salers coorganisée par l’UALC, conseil bovin viande Cantal et le HBS. 

Mercredi 12 février, la journée génétique salers, à Saint-Cernin dans le Cantal, a permis à de nombreux éleveurs passionnés d’imaginer des marges de progrès. 

Quand la race ouvre ses portes

Il n’a pas caché son embarras que son élevage soit choisi pour illustrer la cohérence entre génétique et bilan économique. Bien que président du Groupe salers-évolution, Lionel Duffayet a donc présenté en toute simplicité son système, ses méthodes, ses failles lorsqu’il y en a. Le Gaec, auquel sa compagne Brigitte est associée, compte 160 ha de SAU et élève 120 mères qui produisent des broutards purs vendus entre 400 et 450 kg. Les meilleurs éléments sont sélectionnés pour la reproduction. Chez les femelles, une partie reste pour le renouvellement et d’autres sont vendues à des éleveurs qui pratiquent le croisement.

Engraissement

À cela s’ajoutent cinq ou six jeunes femelles engraissées, “celles qui ont mauvais caractère”, sourit l’éleveur. Des vaches adultes aussi sont engraissées sur la ferme des hauteurs de Saint-Cernin pour alimenter la filière Salers label rouge. En s’appuyant sur cet exemple concret, les techniciens, qui sont intervenus lors de cette journée technique, ont mis en avant des systèmes qui, économiquement, fonctionnent bien... en race salers. 

Trois organismes proposent chaque année une journée génétique de la race salers : l’UALC (coopérative d’insémination animale du groupe Altitude), Conseil bovin viande Cantal (ex bovins croissance) et le Herd-book (HBS). Elle réunit les éleveurs passionnés de la race et ils étaient particulièrement nombreux ce 12 février au Gaec Duffayet de Saint-Cernin (voir ci-dessous).

Ce rendez-vous permet aux différents services de présenter leurs prestations et des choix proposés aux élevages du Cantal pour parfaire la génétique de leur cheptel. “Car c’est un des leviers fondamentaux que l’on peut actionner pour améliorer sa performance économique, et qui est plus efficace que d’investir dans du matériel”, glisse Julien Fau, président des Éleveurs du pays vert. 

L’intérêt économique  d’une génétique sous contrôle

Catalogue

 Au-delà des discours, des preuves. “Nous sommes aussi là pour montrer que des familles entières peuvent vivre de l’élevage salers, grâce à des choix génétiques judicieux, en présentant les produits de l’élevage, dont les pères sont issus du catalogue d’IA. À chacun de repérer le taureau qui, dans la panoplie offerte, correspond le mieux au critères de l’éleveur : phénotype de la race ; facilité de vêlage ; viande... Et j’insiste, c’est parce que derrière, il y a toujours de la valeur économique à développer. J’invite aussi à tester les trois nouveaux reproducteurs qui y sont inscrits”, ajoute Julien Fau.

“Nous travaillons ensemble, en partenariat”, précise Jean-Yves Jouve, le président de Conseil bovin viande Cantal. Il explique que le choix génétique est aussi une affaire d’échanges entre le conseiller et “l’éleveur, qui au final a toujours le dernier mot”. La journée génétique salers donne à la structure l’occasion de rappeler le panel de services proposés. “On nous associe encore trop souvent à de simples peseurs ou encore on pense qu’on ne s’adresse qu’à des sélectionneurs”, se désole Jean-Yves Jouve. “Nous sommes pourtant ouverts au plus grand nombre et le conseil est une grosse partie de notre activité”.

Il précise, en outre, que les formules sont à la carte, personnalisées. “Chacun est libre de peser lui-même ou pas, de se contenter d’une simple collecte de données ou de choisir de mieux les valoriser, etc”. Enfin, il était rappelé aux éleveurs présents les aides auxquelles ils peuvent prétendre de la Région et du Département, via le pacte Cantal, aubrac et salers.

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