La conjoncture caprine est porteuse pour 2018

PARIS Le réseau CERFRANCE

La conjoncture caprine est porteuse pour 2018

La consommation de fromages de chèvre est dynamique. Les prix payés aux producteurs se tiennent à un bon niveau. La collecte du 1er semestre 2018 affiche une croissance de 4 %, le plus haut niveau depuis 6 ans, mais peine à répondre à la demande.

La conjoncture caprine est porteuse pour 2018

La demande en fromages et autres produits à base de lait de chèvre est dynamique. Le marché est en croissance avec une gamme de produits qui s’élargit (lait, ultra-frais, ingrédients culinaires). L’approvisionnement en lait d’origine française ne répond pas à la demande. Du lait est importé d’Espagne et des Pays-Bas pour compléter la collecte.

Les perspectives de prix du lait payé aux producteurs livreurs restent favorables (environ 700 €/1000 litres). Les éleveurs tirent leur épingle du jeu sur le plan des résultats économiques: EBE = 70000 €/UTH exploitant (réf. Cerfrance Vendée).

La conjoncture caprine est porteuse pour 2018

Et pourtant l’élevage caprin attire peu

Les producteurs livreurs partant à la retraite trouvent difficilement des repreneurs. Ainsi le nombre d’élevages diminue dans les zones traditionnelles de production (Poitou-Charentes, sud-est de la France).

La production caprine est exigeante en main d’œuvre. Des solutions sont recherchées au travers d’équipements dans la distribution de l’alimentation et dans les systèmes de traite. Le capital d’exploitation augmente pour atteindre 320000 € par UTH. La présence de main d’œuvre salariée est croissante.

 Les nouveaux arrivants dans la production sont plutôt attirés par des élevages de petite taille avec le projet de transformer et proposer leurs produits à la vente directe.

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À la recherche de lait de chèvre d’origine française

Les opérateurs industriels proposent leur plan d’accompagnement aux installations ou aux projets de développement pour redynamiser la production. L’approvisionnement en lait « origine France » est privilégié, afin d’alimenter les marques, source de valeur ajoutée.

La tendance est à la création d’élevages caprins dans de nouvelles régions, au nord de La Loire

En caprin également, le marché du bio a le vent en poupe

 La collecte de lait de chèvre bio, est loin de suffire. Elle est en progression, le volume livré en 2017 est de 8,8 millions de litres. Tous les opérateurs cherchent à renforcer ce segment!

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Article Cerfrance - veille économique agricole - novembre 2018 - Martine POUPART

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