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Évaluation des rejets d’azote, phosphore, potassium, cuivre et zinc des porcs (nouvelles références Corpen NPK pour les lisiers)

Institut du Porc IFIP

Évaluation des rejets d’azote, phosphore, potassium, cuivre et zinc des porcs (nouvelles références Corpen NPK pour les lisiers)

Afin de tenir compte des évolutions des conditions d’élevage, de nouvelles valeurs de rejet d’azote, phosphore, potassium, cuivre et zinc des porcs ont été déterminées dans le cadre d’un réseau d’experts pluridisciplinaires (RMT « élevage et environnement »).

Depuis les dernières références CORPEN de 2003, les conditions de production et les performances des porcs ont évolué avec un alourdissement des poids d’abattage, une augmentation de la productivité numérique des truies et une amélioration de l’indice de consommation. Ces évolutions peuvent influencer les rejets à la hausse ou à la baisse.     

Comme pour les références précédentes, deux modes de détermination des rejets sont envisageables : l’utilisation de références moyennes par animal et le calcul d’un Bilan Réel Simplifié (BRS) qui tient compte de la situation réelle de l’élevage. La reconnaissance administrative du BRS (Arrêté du 11/10/2016) constitue une réelle avancée pour la filière porcine. Le Bilan Réel Simplifié s’utilise sur la base du volontariat. Les élevages de porcs ayant un Indice de Consommation global très inférieur à la moyenne des élevages de porcs français (2,82 – IFIP, 2016) excrètent moins d’azote et de phosphore que les valeurs forfaitaires. Ils peuvent avoir un intérêt à y recourir, surtout dans les zones à forte pression environnementale.   

Par rapport aux valeurs de 2003 (références CORPEN), la principale modification concerne la proposition de références d’excrétion pour les porcs charcutiers élevés sur caillebotis avec raclage en V. Par rapport à la référence « caillebotis » sur préfosse, le rejet en N, P et K est respectivement de + 6 %, - 6 % et - 4 %. Ils tiennent compte d’une légère amélioration de l’Indice de Consommation mais aussi d’une moindre volatilisation de l’ammoniac (d’où l’augmentation pour le N). Des valeurs de rejet sont également proposées par phase liquide/solide et selon qu’il y a compostage de la fraction solide ou non.
Pour les autres modes de conduite, les valeurs de rejets en N et P ont peu bougé (voir tableau) compte tenu des impacts aux effets opposés : augmentation des poids vifs d’abattage de 112 à 118 kg et baisse de l’Indice de Consommation du porc charcutier de 2,86 à 2,76.          
Pourcentage de variation des éléments épandables entre 2003 et 2016 (lisier, biphase)

  Azote Phosphore Potassium
Truie présente -1% 0 -3%
Porcelet produit -3% -8% -11%
Porc charcutier -4% 0 -18%

La teneur maximale des aliments en protéines n’a pas changé, hormis une légère baisse dans l’aliment croissance (16 % au lieu de 16,5 % auparavant). Tous les taux de phosphore ont été revus, à la baisse (lactation, 1er et 2nd âges, croissance) ou à la hausse (gestantes, finition). Les rejets de potassium ont baissé de façon importante : - 14 % environ pour un élevage naisseur-engraisseur. Ceci s’explique par la réduction de l’incorporation de tourteau de soja, matière première très riche en potassium, et son remplacement partiel par du tourteau de colza, moins pourvu.  

Contact :  pascal.levasseur@ifip.asso.fr

La brochure des nouvelles valeurs de rejet et l’outil BRSPorc sont téléchargeables un formulaire (gratuit)
Le BRS est aussi intégré à un outil d’analyse environnementale de l’atelier porcin (GEEP ) proposé par l’IFIP:
L'outil BRSPorc développé par le Corpen (Corpen, 2003), avec quelques adaptations pour tenir compte des évolutions figurant dans le présent document
Vous trouverez sur ce site (rubrique «productions du RMT») les principales productions du RMT

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