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Anticiper les besoins pour décider du financement nécessaire

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Anticiper les besoins pour décider du financement nécessaire

Dans le contexte actuel de perte de récoltes et de baisse des prix, le déficit de trésorerie devient un casse-tête quotidien sans un budget prévisionnel permettant de solliciter le financement adapté à la situation financière de l’exploitation : quel montant ? À partir de quand ? Pour quelle durée ?

Anticiper les besoins pour décider du financement nécessaire

Un budget partiel évaluant la perte de trésorerie peut être suffisant

L’actualisation prévisionnelle de l’Excédent Brut d’Exploitation N-1 et de la capacité d’autofinancement qui en découle, peut permettre de cerner rapidement l’impact sur la trésorerie manquante et en déduire le financement à réaliser. Dans le tableau 1 (gestion « Exploitation laitière et céréales »), la baisse de prix du lait sur l’année 2016 évaluée à -50 € /1 000 € /1 000 litres et la perte de produit enregistrée sur les céréales se soldent par une perte d’EBE de 19 000 €. Après les remboursement des annuités et des prélèvements privés, il en résulte une capacité d’autofinancement déficitaire de 20 000 €. Dans une situation de trésorerie “équilibrée”, où le disponible bancaire demeure positif toute l’année, un financement devient nécessaire pour préserver cette situation confortable.

Considérant l’évolution de la capacité de remboursement des prochaines années, un prêt de trésorerie de 20 000 € sur quatre ans est retenu plutôt qu’un financement CT dont le renouvellement annuel serait nécessaire.

Anticiper les besoins pour décider du financement nécessaire

Mais le budget de trésorerie mensuel demeure l’outil d’ajustement incontournable

En situation de trésorerie insuffisante, périodiquement ou durablement, en cours d’année, l’analyse des flux de trésorerie mensuels prévisionnels (recettes-dépenses) s’impose pour arbitrer le montant du financement au bon moment avec une échéance pour son remboursement, ou négocier des délais de paiement. Les courbes du solde de trésorerie du cas de gestion « productions végétales spécialisées » (figure 1) illustrent tout à fait ces variations de flux mensuels spécifiques au cycle de productions de l’exploitation. L’ajustement de la trésorerie est réalisée par une ouverture de crédit de 15 000 € et par deux prêts court terme sur la période de septembre à mars. Pour la campagne de production suivante, le montant des court-termes pourrait être ajusté à la baisse. Un prêt de trésorerie de trois à cinq ans en fonction de l’évolution de la capacité de remboursement de nouvelles annuités pourrait être envisagé pour conforter durablement la trésorerie insuffisante, fragilisant actuellement la situation financière de l’exploitation.

source : JAMAG : Françis Houlet - n° 732 - décembre 2016

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