anonymous

Intercultures : le coup de gueule de cinq organisations agricoles

Lise Monteillet

couvert végétal de moutarde.

Une récente décision gouvernementale, liée aux surfaces d’intérêt écologique (SIE) de la PAC, inquiète plusieurs syndicats.

L’AGPB, l’AGPM, la CGB, la FNSEA et la FOP* regrettent que la période de présence obligatoire des intercultures qui sont comptabilisées en SIE soit fixée à l’échelle du département, et non individuellement. 

Cette décision intervient dans le cadre de la simplification européenne de la PAC, qui vise à instaurer une période de présence obligatoire d’au moins 8 semaines des intercultures. Les syndicats agricoles estiment que le gouvernement français a pris une décision « incohérente » en instaurant une « période unique par département » pour 2018. En effet, le choix de cette période a été confié aux CDOA (comité départemental d’orientation agricole).

« Pour l’implantation d’un couvert végétal, pratique phare de l’agroécologie, il n’existe pas de bonnes ou de mauvaises dates. Sa réussite dépend de sa bonne insertion dans la rotation ainsi que des conditions pédoclimatiques de l’exploitation », expliquent les organisations syndicales dans un communiqué.

« Tracasseries administratives »

« Outre les tracasseries administratives, la décision du gouvernement entraînera la modification tardive des assolements de nombreux producteurs, les obligeant à mettre en jachère des dizaines de milliers d’hectares », alertent les représentants de la profession agricole.

En conséquence, il est demandé pour 2018,  des « avances de trésorerie », qui permettraient « d’éviter tout retard de paiement si la période choisie par le département dépasse la date du 15 octobre 2018 ». Et pour 2019, les producteurs attendent que la détermination de la période résulte d'un « choix individuel », propre à chaque exploitation.

*L’association générale des producteurs de blé, l’association générale des producteurs de maïs, la Confédération générale des planteurs de betteraves et la Fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux sont des associations spécialisées de la FNSEA 

Sur le même sujet

Commentaires 14

alice suite

conseil aux jeunes, fuyez ce métier depuis la nuit des temps et malgré notre époque dite moderne, les paysans sont pris pour des serfs, nos dirigeants flattent les détracteurs des fermes aux 1000 vaches mais conduisent une politique qui massacre l'agriculture familiale, pourtant la plus efficience.
jeunes la France sacrifie son agriculture au profit des autres, le désastre est insidieux mais profond, les hectares ne sont plus rentables. en avoir plus c'est prendre de gros risque. puis à la fin de votre vie, l'etat vous pique tout en droit de succession.
jeunes jouissez de la vie, laissez l'agriculture il va falloir 20 ans en france pour que l'on comprenne le massacre des lobbies bio bobo

alice

plus que raz le bol de ces changements sans fin, pas une année où les règles changent au dernier moment (le temps que les textes soient publiés)
la france c'est pire que l'administration soviétique.
ils sont forts pour accroitre les charges des exploitations, par contre pas très bavards, pas très courageux pour mieux répartir les marges entre producteurs et distributeurs (faut dire que les collecteurs dont la marge est passés de 15€/t à 25€/t en blé sans que personne ne bronche sont des paysans dirigeants.

ROSIER 22

Eh oui ! la fédé se réveille de temps en temps !!!
C'est normal , les élections des chambres d' agriculture approchent !!!!
On appelle ça de la COMMUNICATION...
A bonne entendeurs!!!....

AGREGATS

Une administration qui ne sert plus à rien se doit de se donner un peu d'importance pour emmerder ceux qui travaillent...

CRASH38

La fuite des ingénieurs agronomes hors des administrations de l’État remplacés par des énarques sans culture agronomique a été parallèle à la baisse du niveau des candidats au concours des grandes écoles agronomiques. Il s'en suit une foire à l'incompétence orchestrée par des écolos bobos bios sous la direction de quelques politiciens. Le retour aux techniques des "anciens" qui savaient tout, écrase toutes les sciences développées depuis des décennies et entraine tous les agriculteurs français dans une spirale de décroissance au bénéfice de l'est et de l'Orient. Les experts des cabinets sont souvent des nervis de financiers de l'industrie (du vin par exemple chez Macron) ou des prêtres de la religion écologiste.

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier