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L’AGPB veut lancer un socle commun certifié « haute valeur environnementale »

Anne Sophie LESAGE

L’AGPB veut lancer un socle commun certifié « haute valeur environnementale »
A gauche Philippe Pinta, président de l'AGPB et à gauche, Eric Thirouin, secrétaire général de l'AGPB.

A l’occasion d’une conférence de presse organisée à la veille de leur congrès annuel, l’AGPB a annoncé le lancement d’un nouveau cap stratégique, dont la première étape sera de lancer un cahier des charges « haute valeur environnementale » adapté aux céréaliers.

D’après une enquête d’image1 menée sur un échantillon de 1000 personnes représentatives de la population, 74% des sondés ont une bonne image des céréaliers. Cependant, ils expriment de fortes attentes : une amélioration de la qualité des produits et l’engagement dans un mode de production plus soucieux des enjeux environnementaux. « Aujourd’hui c’est le bio qui est reconnu mais l’agriculture céréalière n’est pas un seul modèle » déclare Philipe Pinta, président de l’AGPB (Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales). 

C’est pour répondre à ces attentes que l’AGPB souhaite proposer, un socle commun, une démarche certifiée « haute valeur environnementale » (HVE) adaptée aux céréaliers, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Seulement 15 céréaliers sont engagés au niveau 3 sur 1568 producteurs certifiés. Pour ce faire, le syndicat s’appuiera sur « un cahier des charges utile pour le marché intérieur et l’export, qui anticipera les contraintes » précise le président, avant d’ajouter « notre stratégie c’est d’emmener tout le monde » mais chacun à son rythme.

Ce cahier des charges reposera sur une démarche HVE à 3 niveaux : environnemental, social et économique. L’AGPB souhaite qu’en s’engageant dans ce cahier des charges, les producteurs français puissent valoriser d’avantage leur production et de leur pratiques. Eric Thirouin, secrétaire général de l’AGPB regrette que les consommateurs n’aient pas connaissance que les céréaliers ont « diminué de 50% l’usage de produits phytosanitaire en 15 ans. » Le syndicat espère que ce socle serve de base aux entreprises pour qu'elles puissent y ajouter des briques supplémentaires. 

Accompagner 

L’AGPB souhaite donc par ce cahier des charges : répondre aux attentes sociétales, bâtir un socle commun de création de valeur, sortir de la spirale des contraintes incohérentes et financer cette transition par des politiques publiques. Philippe Pinta souhaite la mise en place d’une politique d’accompagnement au niveau communautaire, national et régional.

Ce nouveau cap stratégique sera également porté par l’AGPB sur l’aspect communication. Deux objectifs : redonner de la fierté aux céréaliers et donner l’occasion aux français de porter un nouveau regard sur leurs producteurs en exprimant les défis, les pratiques et les responsabilités de la filière. Un site internet sera mis en ligne le 14 février. Cette démarche RSE s’accompagnera à terme de la création d’un label « céréales de France. »

1 : enquête d’image menée sur un échantillon de 1000 personnes représentatives de la population par l’institut ViaVoice en juillet 2018.

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Commentaires 6

digue3942

beaucoup d'agriculteurs sont depuis longtemps au delà de ce socle.....

alain

toutes modifications des pratiques agricoles concernant la matière organique n'a un impact réel qu'après une génération.
a défaut d'avoir des meilleurs prix qui compensent la baisse de la pac et la hausse des charges de toutes natures, l'agpb se lance dans des usines à gaz qui masqueront la réalité des pratiques; tout ça pour repondre à une demande sociétale inventée et rabâchée.
paperasse encore et encore.

Ameril

Continuez à faire des études et des sondages inutiles et coûteux pour accoucher d'un lièvre que ne manquera pas de soulever Élise Lucet dans quelques années. Pendant ce temps les paysans disparaissent au même rythme que les insectes...

sanssous

l eleveur a son detracteur:le vegan.
le cerealier a le sien: l'eleveur...enfin peut etre pas tous,gardons espoir.

bague

Chable 533 . N'importe quoi... céréalier est un vrai métier et vous pouvez venir constater mon taux de MO qui n' rien a envier a un celle d'un éleveur ...

il faut savoir faire.

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