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L'Etat lance un site pour pousser les agriculteurs à sortir du glyphosate

L'Etat lance un site pour pousser les agriculteurs à sortir du glyphosate

L'Etat a lancé jeudi un site déclaratif où les agriculteurs qui "sortent" du glyphosate pourront partager leurs pratiques alternatives et encourager les autres, a indiqué l'Elysée.

Ce site ( www.glyphosate.gouv.fr) constitue la "start-up d'Etat" post-glyphosate promise par Emmanuel Macron le 9 octobre pour aider les agriculteurs à se passer de ce désherbant, a expliqué l'Elysée. Le site vise aussi à fédérer dans les départements les agriculteurs qui ont besoin d'un accompagnement, a précisé l'Elysée. "L'objectif du président de la République est d'essaimer les bonnes pratiques, d'être responsabilisateur et être dans la dynamique du changement", selon les conseillers de la présidence, pour qui "rien n'est plus convaincant que l'exemple d'un voisin". L'exécutif espère créer une "dynamique de progrès" autour de ces initiatives individuelles pour aboutir à une sortie du glyphosate dans les trois ans, comme s'y est engagé le président de la République. 

Le volontariat a été préféré à une contrainte légale, le président de la République ayant plusieurs fois indiqué que dans certaines cultures se passer du glyphosate serait très difficile. Le gouvernement et le parti présidentiel se sont ainsi opposés à l'inscription dans la loi de la fin du glyphosate, comme le réclamaient les défenseurs de l'environnement et l'ex-ministre Nicolas Hulot.

Start-up d'Etat

Le gouvernement va aussi demander à à l'Agence nationale de sécurité sanitaire de s'opposer aux autorisations de mise sur le marché (AMM) de 
produits au glyphosate "pour les usages pour lesquels des alternatives sont avérées", a indiqué le 8 novembre le ministre de la Transition écologique François de Rugy. Cela devrait concerner 90% des surfaces agricoles, pour lesquelles des solutions existent, selon l'Elysée, mais "sur 10% des surfaces il y a des impasses sur lesquelles il faut mobiliser la recherche, comme pour les vignobles en très forte pente ou les légumes en plein champ"

"C'est une démarche de start-up d'Etat car ce site permet de mettre en place dans l'Etat une équipe en mode projet, temporaire, qui mobilise toutes les compétences pour sortir du glyphosate, jusqu'à ce qu'on ait réussi l'objectif". Quelque 8.800 tonnes de glyphosate ont été vendues en France en 2017. Se passer de cet herbicide, le plus utilisé en France, nécessite "une transformation profonde des modes de production agricole", a souligné François de Rugy.

Source avec AFP

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Commentaires 38

Jean

Il y a des gens payés pour écrire des mensonges.Leau des captages publiques en zone rurale n'ont pas de traces de glyphosate nécessitant des traitements.quand au produit soi disant de décomposition du glyphosate c'est souvent issue de décomposition de lessives dont personnes ne demandent l'interdiction!!!

alain

le retour à la terre, chiche !
mais il va falloir que les jeunes acceptent: que ce métier est ingrat, que le temps au téléphone c'est du temps en moins pour biner, que les caprices de la météo conduisent souvent à des espoirs perdus, que ses récoltes sont prioritaires à la vie de famille (il faut travailler le dimanche quand le temps s'y prête; que ce métier c'est aussi de l'endettement, que dans ce travail, l'agriculteur est le dernier servi, que la machine ne fait pas tout, qu'il faut être courageux et en bonne santé que c'est un métier où il faut être chauffeur, mécanicien, comptable, gestionnaire, méticuleux, rigoureux et avoir une épouse qui accepte toutes ces contraintes.

cornemuse29

Boiriez-vous de l'eau contenant du glyphosate ? sachez qu'on en retrouve toujours dans l'eau des rivières mais pas dans l'eau distribuée puisqu'elle est épurée avec des charbons actifs fort coûteux au demeurant. Quant à ceux qui pensent que sans le phytosanitaire tout va s'écrouler, les famines vont apparaître. Je pense qu'ils font également fausse route. La mondialisation des productions agricoles n'a fait que détruire les agricultures vivrières. Chaque pays doit se rapprocher, dans la mesure du possible, de l'autosuffisance agricole production agricole et croire que l'objectif de l'agriculture française ou européenne soit destinée à nourrir le monde n'est qu'un leurre. Repeupler nos campagnes nous permettra bon nombre de nos problèmes

cornemuse29

Comparaison n'est pas raison CRICRI. Chacun doit se remettre en cause. la SNCF comme les agriculteurs. La critique est facile, l'art est difficile. Je ne comprends pas cette propension à vouloir continuer à utiliser du glyphosate. Comme le dit DELARAISON, l'allongement des rotations, l'alternance cultures de printemps et d'hiver, le binage mécanique (et non pas la binette comme veulent le laisser croire certains), etc. sont bien plus efficaces à long terme que le glyphosate ou d'autres herbicides ET bien moins dangereux pour la santé (les études qui se succèdent ne font que démontrer cette dangerosité).

alain

dans un climat de populisme antipesticide, inculquée par une minorité "bobo", ong à la solde de mécène outre atlantique, l'agriculteur n'est qu'un "pecno" en 4x4, un gros con qui ne sait que traiter.
le monde agricole non solidaire face aux attaques incessantes des ong, toujours à l'offensive dans la couverture médiatique.
les alternatives n'assureront pas les volumes et la société vu l'état du pouvoir d'achat ne pourra en mettre le prix.
et puis merde notre alimentation est sûre globalement et surtout elle est présente.
le plus simple serait de payer des consultations à ces paranos écolo qui même derrière la vaccination remettent en cause les laboratoires en insinuant des complots.

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