La Limagne Val d'Allier concilie agriculture et biodiversité

Céréales Vallée

La Limagne Val d'Allier concilie agriculture et biodiversité
Céréales Vallée

Prendre en compte la biodiversité ordinaire dans les parcelles agricoles : tel est l’objectif du projet d’Observatoire Agricole de la Biodiversité porté par Symbiose Allier et accompagné par le Laboratoire d'Innovation Territorial (LIT) grandes cultures en Auvergne. La visite chez M. Martin, agriculteur volontaire engagé dans les protocoles d’observation est une bonne occasion pour faire le point sur ce dispositif.

Symbiose Allier

Créée en mai 2015, l’Association Symbiose Allier rassemble différents acteurs du territoire départemental bourbonnais (agriculteurs, forestiers, chasseurs, techniciens, chercheurs, grand public...; en activité ou en retraite), l’association a pour objectifs d’accompagner, promouvoir, expérimenter et communiquer des méthodes et initiatives qui allient la triple performance (performance économique, environnementale et sociale) du monde rural à un environnement préservé.

Développer un modèle agricole basé sur une conception dynamique des relations entre agriculture et biodiversité

Agriculture et biodiversité ont longtemps été considérés comme deux termes inconciliables. L’Observatoire Agricole de la Biodiversité, en mesurant l’évolution de la biodiversité ordinaire en lien avec les pratiques agricoles, porte l’ambition de développer un modèle agricole basé sur une conception dynamique des relations entre agriculture et biodiversité. L’Observatoire Agricole de la Biodiversité, porté par l’Association Symbiose Allier vise ainsi à mesurer les effets des pratiques agricoles et leurs changements sur la biodiversité.

S’appuyant sur quatre protocoles de suivi de la biodiversité conçus par le Museum National d’Histoire Naturelle, l’Observatoire qui a débuté ses travaux en février 2017 permet de suivre les vers de terre, les papillons, les abeilles solitaires et les invertébrés in situ chez les agriculteurs volontaires de Limagne Val d’Allier. Actuellement, ces protocoles sont mis en place sur une quinzaine de sites d’observation. Pour les vers de terre, des comptages se font en février et mars, pour les abeilles et les invertébrés, des relevés se font toutes les 3 à 4 semaines et quant aux papillons, de 4 à 5 passages se font entre juin et septembre.

Un des premiers projets accompagnés par le LIT grandes cultures en Auvergne

L’Observatoire Agricole de la Biodiversité est un des premiers projets accompagnés par le LIT grandes cultures en Auvergne depuis son lancement. En positionnant l’agriculteur comme acteur du suivi de la biodiversité, l’Observatoire s’inscrit pleinement dans la démarche d’innovation participative promue par le Living Lab. De plus, l’Observatoire adresse des enjeux environnementaux (préservation de la biodiversité, amélioration de la qualité des sols, réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires) étroitement liés à des enjeux économiques (amélioration de la productivité en lien avec les services écosystémiques rendus) et sociaux (image du métier d’agriculteur). L’accompagnement du LIT permet notamment la mise en place des protocoles et le suivi des observations dans des exploitations impliquées, le déploiement dans de nouvelles exploitations du territoire et la publication de premiers résultats.

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