Chantiers d’ensilage : le rôle du chauffeur est central

Rozenn Le Guellec

Chantiers d’ensilage : le rôle du chauffeur est central

Le réseau Cuma, en partenariat avec les organismes de conseil en élevage, a engagé un travail de fond autour de la qualité des ensilages en Bretagne et Pays de la Loire (projet Opti-Fourrage) et en Normandie (projet Ecosilage).

Une première campagne de suivis de chantiers d’ensilage, avec accompagnement des agriculteurs présents (test tamis et test bassine pour déterminer la qualité du fourrage produit), a été réalisée cette année dans les trois régions. Ces suivis seront complétés par des analyses silos dans l’objectif d’évaluer la qualité du tassage et de faire progresser les groupes. Voici de premiers enseignements :

• Le rôle déterminant du chauffeur de l’ensileuse est constaté sur la grande majorité des chantiers suivis, que ce soit dans la réalisation de l’ensilage (débit de chantier) ou dans la prise de décision (réglage de la longueur de coupe et de l’éclateur). En effet, beaucoup d’éleveurs ne donnent pas de consignes au chauffeur concernant la qualité du fourrage souhaitée (éclatage du grain…). Cette absence de consignes précises vient parfois d’un manque de communication entre l’éleveur et le chauffeur ou d’un manque de connaissance sur les enjeux de ces réglages.

• L’évaluation du taux de matière sèche n’est pas toujours bien maîtrisée : suite aux évolutions génétiques des variétés de maïs au cours de ces dernières années, il faut veiller à constater la maturité du fourrage au niveau du grain et non seulement à la couleur de la plante  (des taux trop élevés sont parfois relevés)

• L’importance de la technicité du chauffeur au tassage et ce quel que soit le matériel utilisé.

• Des difficultés de tassement au niveau des zones de bordures sont observées, avec pour conséquences des pH locaux élevés. Ce constat est récurrent lors de l’utilisation de lames larges attelées aux matériels de tassage

• Point de vigilance quant au tassement de fin de chantier et à la hauteur de certains silos (bien au-delà de la hauteur des murs bétons = silo taupinière), avec des difficultés de tassage

• Les agriculteurs et les chauffeurs ont exprimé un intérêt fort pour ce type d’interventions (suivis d’ensilage, tests pour déterminer la qualité de l'ensilage).

Aurélie Garcia-Velasco et Jérôme Lenouvel

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Commentaires 1

norman3294

j'ai connait qui ont cassé un bras de relevage sur Class Arès 826 en glissant du tas d'ensilage ! à voir sur Instagram : Robinson Farms New Mexico , USA !!!

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