2000-2010 : les exploitations auvergnates ont mieux résisté

2000-2010 : les exploitations auvergnates ont mieux résisté

Le taux de disparition des exploitations en Auvergne est l'un des quatre plus faibles recensés sur la dernière décennie. L'un des enseignements du dernier recensement agricole.

Le dernier recensement général agricole (RGA) a été réalisé il y a dix ans. Rendus publics la semaine dernière pour la région Auvergne, ses premiers résultats concluent sans surprise à une chute de 21 % du nombre d'exploitations en Auvergne, qui passe de 30 000 à 23 700 (4,8 % de l'ensemble des exploitations de métropole), soit un taux annuel de disparition de 2,3 % plus faible que sur la période précédente (1988-2000). C'est aussi un des quatre plus faibles de métropole. Sachant que ce sont surtout les petites et moyennes structures (classées selon le produit brut standard) qui ont le plus reculé. Les exploitations auvergnates mettent aujourd'hui en valeur 1 456 200 ha de SAU, une surface qui s'est réduite de 3,6 % en dix ans, cette réduction étant un peu plus marquée qu'au niveau national (- 3,2 %).

La spécialisation bovine avance

Toutes exploitations confondues, la SAU moyenne régionale est de 62 ha contre 51 ha en 2000 (et 55 ha en moyenne en France en 2010). Aujourd'hui, 61 % des exploitations sont classées dans la catégorie moyennes à grandes, elles occupent 71 % des actifs et s'étendent sur 90 % de la SAU tout en assurant l'essentiel de la production agricole (95 % de la production brute standard). La spécialisation bovine concerne à l'heure actuelle 57 % des exploitations auvergnates avec une spécialisation viande (7 500 exploitations) qui résiste mieux que le secteur laitier toujours en restructuration (- 31 %) ou mixte qui tend à se spécialiser (- 40 %). La diversification concerne au final une exploitation sur dix dans la région autour d'activités de transformation de produits agricoles, de prestation de services agricoles, de sylviculture, transformation du bois, production d'énergies renouvelables, d'artisanat ou encore de tourisme ou d'accueil à la ferme. À noter que les agriculteurs qui se lancent dans ces entreprises de diversification sont plus jeunes que la moyenne. La même proportion d'exploitations (10 %) réalise la commercialisation de ses produits en circuit court (à 80 % sur l'exploitation). Le RGA a également permis d'identifier 8 500 exploitations engagées dans des productions sous signe officiel de qualité : 34 % en AOP, 19 % en label, 11 % en certificat de conformité, 3 % en IGP et autant en autres signes. Huit fois sur dix ces productions concernent des productions animales.

Professionnalisation

L'évolution de l'agriculture auvergnate passe également par celle de ses principaux acteurs : on dénombre en 2010 quelque 42 100 emplois permanents dans ce secteur d'activité (diminution de 27 % des actifs agricoles en dix ans), dont 29 500 chefs d'exploitation et coexploitants qui fournissent 78 % du travail régulier (contre 67 % en France). La plupart d'entre eux travaille à temps complet sur l'exploitation sachant que la participation du reste de la famille s'est fortement réduite et ne constitue plus que 15 % de la force de travail. Le poids des salariés agricoles permanents hors cadre familial a lui augmenté avec l'agrandissement des exploitations : en 2010, ils sont 2 700 comme en 2000 mais assurent 7 % de la masse de travail. Depuis 2000, la part des chefs d'exploitation de moins de 40 ans ayant le niveau Bac a doublé passant à 63 %.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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