2013 : les prix agricoles progressent, sauf ceux des grandes cultures

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2013 : les prix agricoles progressent, sauf ceux des grandes cultures
Les prix des bovins pourraient toutefois se contracter sur la fin de l’année (Photo Pleinchamp)

Les prix agricoles à la production ont progressé sur les dix premiers mois de 2013 en France, particulièrement pour les fruits et les vins, à l'exception des œufs de consommation. Le prix des céréales sont également à la peine du fait d'une récolte abondante.

"En 2013, les productions végétales et animales françaises sont commercialisées à des prix élevés, nettement supérieurs aux prix moyens 2008-2012, à l’exception des œufs de consommation", précisent  les services statistiques du ministère de l'Agriculture, dans leur bilan Agreste conjoncture. Comparée à 2012, la hausse des prix des végétaux a été "particulièrement tenace tout au long de l'année pour les fruits et nettement accélérée pour les vins, d'appellation notamment", précisent-ils.

Les productions de fruits et de légumes, tant en France que dans les pays fournisseurs de l'Union européenne, ont en effet pâti d'un climat froid et humide au printemps dernier.  De ce fait, "le dynamisme de la demande s'est heurté à une offre très réduite et décalée d'une à trois semaine selon les fruits", a précisé Agreste.

La récolte française de vin sera également basse, les disponibilités de vins d'appellation se réduiraient de 5% en 2013/2014. Selon Agreste, les prix pourraient se maintenir par rapport à leur niveau de 2012/2013 ou augmenter si la demande extérieure reste dynamique.

Les cours des bovins ont atteint des niveaux record

En revanche, pour les grandes cultures, les cours des céréales et des oléagineux ont chuté en début de campagne du fait de perspectives mondiales abondantes, en maïs notamment.  Sur les trois premiers mois de la campagne commerciale, le cours du blé tendre rendu à Rouen s'affichait à 186 euros la tonne, soit une baisse de 27% par rapport à 2012 à la même époque, précise encore Agreste.

Pour tous les animaux de boucherie (bovins, porcins et ovins) et les volailles, les prix à la production ont été plus élevés en 2013 par rapport à 2012, en raison notamment d'une baisse des abattages et du recul de la production des animaux maigres, la faiblesse de l'offre tirant les cours  vers le haut.  Des prix qui pourraient toutefois se contracter sur la fin de l’année. Les cours sont également soutenus en porcins du fait d’une offre réduite.

Les prix des aliments pèsent sur les coûts de production

Parallèlement, les prix d’achat des intrants qui  se sont accrus jusqu’en février 2013 connaissent une  baisse depuis  mars. Le recul concerne les prix des engrais mais aussi des amendements et de l’énergie. Entre janvier et août le coût de l’alimentation animale s’est aussi orienté à la baisse, dans le sillage des prix des céréales. 

Globalement, les prix d’achat des aliments pour animaux dépassent toutefois de 12% ceux de 2012 et de 23% les prix moyens de 2008-2012, "continuant à grever les coûts de production, en particulier pour les élevages hors-sol l", précise Agreste.

Source D'après Agreste

Publié par SC

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