25 tonnes de fumier devant la DRAAF et le DREAL pour protester contre la Directive Nitrates

(Centre Ouest Editions) Vienne Rurale (86)

Dans un communiqué, la FNSEA et JA de la Vienne revendiquent l’action qui s'est déroulée cette nuit devant la DRAAF / DREAL. Au milieu de la nuit, ils ont déversé près de 25 tonnes de fumier sur le parvis des deux administrations, situées en centre ville de Poitiers.

25 tonnes de fumier devant la DRAAF et le DREAL pour protester contre la Directive Nitrates

L'action menée cette nuit devant la DRAAF et la DREAL par la FNSEA et les JA de la Vienne avait pour but "de  dénoncer une mise en œuvre de la Directive « nitrates » technocratique, incompréhensible et extrêmement coûteuse,  qui met en péril l’élevage." Les deux syndicats dénoncent en effet depuis plusieurs semaines "le monstre administratif en construction et ses répercussions négatives sur le tissu économique des entreprises de notre territoire. Beaucoup d’efforts et d’adaptations ont déjà été consentis par les agriculteurs, premiers acteurs de l’environnement :Comment peut-on décider à Paris des calendriers d’épandage pour la France entière, en modifiant unilatéralement les 4èmes programmes d’action lancés depuis 2009 ? Comment peut-on proposer, pour le cadrage national des 5èmes programmes d’action de demander aux éleveurs (et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres ), qui n’ont pas encore fini de rembourser leurs prêts pour la mise aux normes de leurs exploitations, d’augmenter maintenant leurs capacités de stockage d’effluents de 4,5 mois à 7,5 mois pour les bovins, de 8 à 8,5 mois pour les porcins et les volailles, sans prendre en compte la diversité des types d’effluents ni des critères agronomiques ?" Lors de la dernière session de la chambre d'agriculture, une motion avait déjà été votée en ce sens, et une pétition nationale circule depuis la mi-novembre. Les deux syndicats renouvellent leurs demandes. "Nous demandons la mise en place d’un moratoire concernant  le 5ème programme « directive nitrates »  dans l’attente d’éléments scientifiques cohérents, des mesures de stockage adaptées aux besoins des éleveurs, le renvoi au niveau régional de la définition des calendriers d’épandage, des mesures de couverture des sols agronomiquement acceptables par les agriculteurs, et la mise en œuvre d’un plan en faveur de la compétitivité de l’élevage français." 

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 1

abba

J'espère que ce ne sera pas une action politique pré-électorale. Car le reste des 5 autres années, les bassines des irrigants me semblent plus importantes dans les actions "chambre" que la sauvegarde des éleveurs. Ou alors les résultats escomptés ne sont pas au rendez vous.

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier