2ème chronique (oct. 11 ) : la fauche, une opération essentielle.

Lycée professionnel Somme-Suippe

Pour obtenir un fourrage de qualité quelque soit l’itinéraire de récolte choisi, la première opération consiste à couper l’herbe sur pied en respectant un certain nombres de critères :

-   Fauche précoce au stade optimal pour obtenir une valeur nutritive élevée (début épiaison pour les graminées, bouton floral pour les légumineuses).

-    Fauche nette avec une hauteur de coupe comprise entre 5 et 8 cm pour limiter les impuretés dans le fourrage, favoriser la repousse et diminuer l’usure des pièces travaillantes (couteaux).

-   Fauche réalisée si possible pendant une fenêtre météorologique propice.

Pour atteindre ces objectifs, trois types de systèmes de coupe existent :

-    La coupe par cisaillement (la plus ancienne) :

Développée par Mc Cormick à partir de 1830, la barre de coupe alternative à doigts et sections, n’est plus utilisée pour couper l’herbe que de façon marginale (motofaucheuse en montagne, faucheuse automotrice pour la luzerne) mais de façon systématique pour la récolte des céréales. On lui reproche une faible vitesse d’avancement, des bourrages et des coûts d’entretien élevés.

-    La coupe par lacération :

Elle est réalisée par des fléaux en forme de J ou de S montés autour d’un axe horizontal. Ce système a été peu utilisé pour couper l’herbe car il entraîne des pertes importantes (lacération des feuilles) et une souillure de l’herbe (terre). Ce montage reste utilisé comme élément de coupe pour les récolteuses chargeuses à fléaux (affouragement en vert) ou comme broyeurs à végétaux.

-    La coupe par impacts :

Elle n’est plus réalisée par sectionnement mais par impacts et chocs à très grande vitesse de la lame rotative sur la tige en bénéficiant de l’inertie de cette dernière. 

Pour obtenir une bonne qualité de coupe, la vitesse périphérique des lames (couteaux) doit atteindre environ 300 km/h. A cette vitesse l’effort de traction sur le boulon de fixation du couteau peut dépasser 400 daN (400 kg). Ce principe de coupe s’est imposé au détriment des deux autres car il autorise une vitesse d’avancement élevée (supérieure  à 20 km/h) sans être ralenti par des bourrages. Concrètement, ce principe a été utilisé dès 1965 avec l’apparition presque simultanée des faucheuses rotatives à tambours et à disques, comme nous le verrons dans notre prochaine rubrique.

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires