60% des Français veulent réduire leur consommation de plats préparés

60% des Français veulent réduire leur consommation de plats préparés
Entre le 28 janvier et le 24 février 2013, les plats cuisinés surgelés n'ont perdu que 5% d'acheteurs.

Près de deux mois après le début du scandale sur la viande de cheval retrouvée dans des plats censés être au bœuf, 60% des Français restent méfiants et déclarent vouloir réduire leur consommation de plats préparés, selon une enquête* réalisée par Kantar Worldpanel.

Plutôt que d'arrêter globalement de consommer lasagnes ou moussakas - produits dans lesquels de la viande de cheval avait été retrouvée- ils déclarent à 72% qu'ils vont plutôt les préparer et se tourner davantage vers le fait-maison. L'impact sur les comportements d'achats est certes bien là, mais demeure assez limité, estiment les experts de Kantar WorldPanel. 

Ainsi, si l'on compare la consommation de plats cuisinés entre le 28 janvier et le 24 février 2013 à celle effectuée sur la moyenne des trois dernières années, on note que les plats cuisinés surgelés n'ont perdu que 5% d'acheteurs. Ceux à base de viande ou de pâtes, au cœur du scandale, voient leur consommation chuter de 7%. "On constate que l'attractivité des plats cuisinés a été légèrement entamée sur la période du début de l'affaire, sans pour autant dépasser les 10% d'acheteurs en moins", souligne le cabinet d'études.

Il convient ainsi de rappeler que sur 4 semaines, seuls 18% des ménages achètent un plat cuisiné à base de viande, donc même sans ce scandale "82% des Français n'auraient dans tous les cas probablement pas acheté de plats cuisinés surgelés à base de viande", souligne Kantar, qui analyse les tickets de caisse en sortie de grandes surfaces.

La réaction des consommateurs français reste donc "pour le moment relativement mesurée face à cette affaire". Plus qu'une crise de consommation, le scandale du cheval aura plutôt "mis l'accent sur la confiance, déjà fragilisée, que les consommateurs peuvent avoir dans les produits alimentaire", conclut Kantar.

* L'étude a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 12.401 personnes entre le 15 et le 25 mars, 
soit un peu plus d'un mois après le début du scandale.
 

Source Avec AFP

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