Abeilles: la décision de l'UE suspendant un insecticide jugé nocif attaquée par Syngenta

Abeilles: la décision de l'UE suspendant un insecticide jugé nocif attaquée par Syngenta

Le groupe chimique suisse Syngenta a annoncé mardi qu'il allait contester en justice la décision de l'Union européenne suspendant l'utilisation de l'un de ses insecticides suspecté d'être nocif pour les abeilles.

L'action sera intentée devant la Cour de justice de l'UE à Luxembourg, a déclaré à l'AFP une porte-parole de Syngenta. « Nous aurions préféré ne pas intenter une action en justice, mais nous n'avons pas le choix étant donné que nous sommes persuadés que la Commission a établi à tort un lien entre le thiaméthoxame et le déclin de la santé des abeilles », a expliqué le directeur opérationnel du groupe, John Atkin, cité dans un communiqué. Cette molécule est notamment commercialisée sous le nom Cruiser.

Pour le groupe bâlois, « la Commission a pris sa décision sur la base d'un processus défectueux, d'une évaluation inadéquate et incomplète de l'Autorité européenne de sécurité des aliments et sans le soutien de tous les Etats membres de l'UE ».

L'utilisation des stocks autorisée jusqu'au 30 novembre

La Commission européenne avait confirmé fin mai sa décision de restreindre pendant deux ans, à compter du 1er décembre, l'utilisation de trois pesticides commercialisés par Syngenta mais aussi par son grand rival allemand Bayer. Cette décision s'appliquait à l'utilisation de trois néonicotinoïdes (la clothianidine, l'imidaclopride et le thiaméthoxame) pour le traitement des semences, l'application au sol (en granulés) et le traitement foliaire des végétaux, y compris les céréales (à l'exception des céréales d'hiver), qui attirent les abeilles.  La décision de la Commission avait été soutenue par quinze pays, dont la France et l'Allemagne, lors d'un vote fin avril. Huit, dont le Royaume-Uni, l'Italie et la Hongrie, avaient voté contre et quatre, dont l'Irlande, alors présidente en exercice de l'UE, s'étaient abstenus.

Outre les pesticides, les autres facteurs à risque pour les abeilles sont des parasites, d'autres pathogènes, le manque de médicaments vétérinaires ou parfois leur utilisation abusive, la gestion de l'apiculture et des facteurs environnementaux tels que le manque d'habitats et de nourriture ainsi que le changement climatique. Les États membres doivent retirer ou modifier les autorisations existantes pour se conformer aux restrictions de l'UE d'ici au 30 septembre.  L'utilisation des stocks existants pourra être autorisée jusqu'au 30 novembre au plus tard.

Mardi, Syngenta « a appelé toutes les parties prenantes à focaliser leurs efforts sur l'élaboration de solutions pratiques visant à améliorer l'état de santé des abeilles ». Se référant à « l'avis concordant de la plupart des experts », la firme soutient que les abeilles souffrent de maladies, de virus ainsi que de la disparition de leur habitat et de leur nourriture.

Source AFP

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Commentaires 3

courantdair

Les études ne manquent pas, et vu la santé de certains malheureux agriculteurs , je ne me pose plus de question à ce sujet

c-lavi

ah bon, vous l'avez lu dans Voici ?
Attention aux "on-dit" et aux idées toutes faites, il vaut mieux s'appuyer sur des études sérieuses et documentées. Si les pesticides ont une responsabilité, il existe manifestement d'autres facteurs environnementaux.

courantdair

N'oublions pas que les maladies et le parasitisme des abeilles sont le résultat de l'affaiblissement de l'espèce dû aux pesticides

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