Accentuer la diversification de l'agriculture francilienne

Elodie Saint-Marc

Le rapport présenté par Maurice TOULLALAN au nom de la Commission de l'Agriculture de l'Environnement et de la Ruralité du CESER (Conseil Economique Social et Environnemental Régional) d'Ile-De-France, dresse le bilan des enjeux l'approvisionnement alimentaire de la région IDF.

Selon le rapport, la consommation de produits alimentaires locaux par les Franciliens est encore faible, mais si la demande augmentait la production ne pourrait pas suivre.

  "L'Ile-de-France consacre 50% de ses terres à l'agriculture, ce qui est pas mal dans une région fortement urbanisée. Cette agriculture est principalement tournée vers la grande culture céréalière et les oléagineux, à 94%", explique Maurice Toullalan, auteur de ce rapport intitulé "Les enjeux de la production et de l'approvisionnement alimentaires en Ile-de-France".

Le CESER plaide alors en faveur de la diversification de l'agriculture francilienne axée vers des filières "de proximité et de qualité". "L'Ile-de-France accueille des populations issues des horizons les plus divers. Cette particularité conduit à une diversité de la demande alimentaire qui dépasse très largement les possibilités offertes par la production agricole locale", souligne le document.

  Pour faire accepter cette diversification, "il s'agira de faire prendre conscience aux consommateurs franciliens qu'ils doivent respecter les rythmes saisonniers de la nature" rappelle M. Toullalan.

  Cela passe par une agriculture plus raisonnée, voire biologique, mais cette dernière est loin de percer en Ile-de-France: "La production bio francilienne est assurée par 172 exploitants qui représentent 0,8% des 20.604 agriculteurs bio de métropole, plaçant l'Ile-de-France au 21e rang des régions" et "la surface totale dédiée au bio en IDF est de 6.758 hectares, soit 0,8% de la surface bio de la métropole", indique le rapport.

  Le nombre de chefs d'exploitation franciliens a par ailleurs diminué de 22,4% entre 2000 et 2010. De 6.538 personnes en 2000, il est tombé à 5.076 personnes en 2010. Pour la métropole, la diminution a été encore plus importante (-26,2%), rappelle le Ceser.

La part importante doit également être donnée à l'installation des jeunes lors de l'établissement des plans d'urbanisme par les communautés de communes : le nombre d'exploitants de moins de 40 ans a diminué selon le rapport de plus de 40% en 10 ans.

Publié par Elodie Saint-Marc

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