Accord politique sur le budget de l'Union européenne

Accord politique sur le budget de l'Union européenne

Les présidents des trois institutions de l'Union européenne (la Commission, le Conseil qui représente les Etats, et le Parlement) ont annoncé jeudi être parvenus à un accord politique sur le budget l'Union européenne.

S'il est avalisé par le Parlement, l'accord débloquera 960 milliards d'euros de financements dans les sept prochaines années, des sommes qui financeront aussi bien des routes et des ponts dans les Etats européens de l'Est que des subventions pour les agriculteurs et les pêcheurs .

Ce compromis intervient au lendemain de la conclusion d'un accord pour réformer la PAC, principal poste de dépense de l'UE avec environ 38% du budget. Mais des points polémiques liés à l'approbation du budget n'ont pas été tranchés, comme le plafonnement des aides les plus élevées et leur dégressivité.

"Le fait qu'il y ait un accord sur le budget veut dire que normalement toutes ces questions seront clarifiées et qu'on sera en mesure de préparer la mise en oeuvre de la politique agricole commune", a souligné M. Ciolos, commissaire européen en charge de l'Agriculture, qui n'était pas en mesure de détailler le compromis budgétaire. Le Parlement a obtenu que l'argent non dépensé soit reporté d'une année sur l'autre, et non plus reversé aux budgets nationaux comme c'est le cas actuellement.

Une source parlementaire a toutefois prévenu : il n'y aura pas d'accord final sur la PAC tant que le budget n'aura pas été approuvé définitivement par un vote des eurodéputés, en septembre ou octobre.

La présidence irlandaise de l'UE a appelé les Etats à lâcher un peu de lest sur la dégressivité des aides à partir de 150.000 euros pour ne pas s'aliéner les eurodéputés : elle a proposé de les réduire de 5% à partir de ce seuil, tout en rejetant l'idée d'un plafonnement obligatoire au-dessus de 300.000 euros défendue par la Commission et le Parlement.

Seuls les pays prévoyant de favoriser les petites exploitations en allouant une prime pour les premiers hectares pourraient échapper à la dégressivité. La France et l'Allemagne sont favorables à cette option.

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