Accord USA-UE : Le boeuf aux hormones écarté, le Roquefort réhabilité

SC

Après plus de vingt ans de bataille, l'UE et les États-unis ont réglé leur différend autour du boeuf aux hormones américain, qui restera interdit en Europe.

Les États-unis et l'Union européenne ont signé un accord qui écarte définitivement la commercialisation en Europe du boeuf aux hormones américain. Il prévoit de quadrupler les importations de viande de boeuf américain de qualité, mais produite à partir d'animaux non traités avec des hormones de croissance. Concrètement, un quota d'importation de 20.000 tonnes supplémentaires de boeuf leur sera accordé lors des trois premières années, puis de 45.000 tonnes à partir de la quatrième année. Aujourd'hui, l'Union européenne importe quelque 6.500 t/an de boeuf américain non traité aux hormones.

En échange, les États-unis renoncent aux nouvelles sanctions qu'ils envisageaient depuis janvier. La plus médiatique était le triplement des taxes douanières, de 100% à 300%, contre le roquefort français. D'autres produits étaient également visés : des eaux minérales italiennes, des viandes, des fruits et légumes, des champignons, des céréales, des chewing-gums, du chocolat, des châtaignes, des jus de fruits et des graisses.

Washington maintiendra les sanctions existantes et n'en imposera pas de nouvelles pendant la période initiale de trois ans, et supprimera toutes les sanctions durant la quatrième année. Avant la fin de quatrième année, l'UE et les États-unis devront se mettre d'accord sur les conditions appliquées au-delà de cette période.

L'UE bloque le boeuf américain sur son territoire depuis le début des années 1980, car elle estime que la viande des animaux traités aux hormones pourrait menacer la santé des consommateurs.

Publié par SC

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