Agriculture raisonnée : Farre va axer son action vers la communication

P. OLIVIERI

Farre Cantal veut vulgariser les techniques agricoles efficaces et écologiques.

L'agriculture raisonnée n'a pas connu auprès des éleveurs cantaliens le succès que cette démarche a rencontré dans des régions plus spécialisées, comme dans les secteurs viticoles. Pourtant, et même si le département ne compte aujourd'hui que cinq exploitations qualifiées, l'association Farre Cantal (Forum pour l'agriculture raisonnée respectueuse de l'environnement), qui tenait son assemblée générale lundi 24 août, reste plus que jamais convaincue de la nécessité de sensibiliser le monde agricole aux préoccupations environnementales. “Le message du Grenelle de l'environnement est clair, a relevé Michel Combes, président de l'association, la qualification environnementale des exploitations constituera demain un droit d'accès au marché”. “On ne passera pas à côté”, enchaîne Jacques Téran. Le responsable de l'entreprise éponyme, fournisseur d'aliments et d'intrants pour l'agriculture, estime que Farre est l'outil adéquat pour communiquer sur des techniques agricoles et modes de traitement des cultures différents.

Plate-forme de communication

Vulgariser des techniques plus économes en intrants et tout aussi efficaces, mais aussi relayer le message sur les collectes et le recyclage des plastiques agricoles, et pourquoi pas sur les énergies renouvelables. “Beaucoup de choses ont été faites depuis plusieurs années. Farre ne va se substituer aux opérations déjà en place mais nous pouvons renforcer la sensibilisation des agriculteurs”, explique Michel Combes, qui verrait bien Farre devenir un centre de réflexion sur les initiatives permettant de concilier agriculture et environnement, avec l'idée d'organiser un forum sur ces bonnes pratiques agricoles. “C'est aberrant de voir encore des agriculteurs brûler des plastiques, alors que cela participe au réchauffement climatique dont les conséquences affectent directement l'activité agricole”, s'indigne pour sa part Jean-Marc Delbos. Mais Farre souhaite également s'adresser aux consommateurs et grand public en expliquant, par exemple, que “si les traitements à base de phosphate minéral sont effectivement responsables du développement des algues, ce n'est pas le cas des phosphates d'origine organique”, comme l'a précisé J. Téran. De la même façon, Farre espère que la qualification environnementale requise à terme en France pour la mise en marché des produits alimentaires ne sera pas une nouvelle fois synonyme de distorsion de concurrence avec les produits importés. “Il faudra au minimum que les produits certifiés à haute valeur environnementale soient étiquetés comme tels et que cette certification constitue un moyen de protéger notre agriculture”, a réagi Patrick Escure, président de la FDSEA, appelant plus globalement à des politiques cohérentes et à communiquer sur des “choses simples et lisibles” pour les agriculteurs.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source union du Cantal

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