Algues vertes : Les agriculteurs refusent d'être des boucs émissaires

Les agriculteurs bretons refusent d'être des boucs émissaires face au problème des algues vertes et mettent en cause une responsabilité partagée. Ils insistent sur l'évolution de leurs pratiques et les efforts réalisés.

« Ce n'est pas en faisant des agriculteurs des boucs émissaires qu'on aura moins d'algues vertes », a affirmé mercredi à Penguily Michel Bloch, président de l'Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne (UGPVB), lors d'une conférence de presse organisée par la Frsea et la chambre d'agriculture de Bretagne.

Cette situation vient d'une « responsabilité partagée entre agriculteurs, collectivités et particuliers », a estimé Yves-Marie Beaudet, producteur d'oeufs. La prolifération d'algues vertes résulte « également d'un assainissement individuel mal maîtrisé ainsi que d'un assainissement collectif insuffisant, surtout en été, quand la population augmente », a-t-il expliqué.

« L'heure est maintenant au dépassement des clivages et à la solidarité de tous les secteurs » pour lutter contre ce phénomène qui « n'est pas propre à la Bretagne », a-t-il poursuivi.

118.000 exploitations ont réalisé des travaux de mise aux normes

« Le modèle agricole breton », tant décrié par les défenseurs de l'environnement, « est une référence au plan européen », a assuré Jacques Jaouen, président de la chambre d'agriculture de Bretagne, exprimant le ras le bol de nombreux agriculteurs face à la mise en cause de leur profession.

Rappelant que celle-ci était soumise à un strict cadre réglementaire, les intervenants ont rappelé que plus de 18.000 exploitations bretonnes ont réalisé des travaux de mise aux normes de leurs élevages pour un coût de plus d'un milliard d'euros dont ils ont assuré le financement à plus de 70%« .

Il faut savoir »attendre le résultat final de nos efforts que l'on n'aura peut-être que dans 10 ou 15 ans« , a résumé Patrice Drillet, producteur.

Source d'après AFP

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