Assemblée générale de l'APABA : Le boom du bio !

Didier BOUVILLE

L'Association pour la Promotion de l'Agriculture Biologique en Aveyron (APABA) réunie récemment en assemblée générale à Rodez, a fêté ses 20 ans d'existence et fait le point sur une production en plein essor, ici comme ailleurs.

Si l'APABA compte 147 adhérents (112 agriculteurs, 12 consommateurs et 23 magasins-transformateurs) «l'objectif est de rassembler 100 % des agriculteurs bio du département» a annoncé le président Laurent Remes. L'Aveyron compte en effet près de 330 agriculteurs bio, soit environ 4% des exploitants du département, (2 % en France), et occupe une place de leader dans la région Midi-Pyrénées, et la troisième place au niveau national ! Les productions bio couvrent aujourd'hui 4% de la SAU du département (3,2 % en France), et de nom-breux candidats frappent toujours à la porte AB. La Chambre d'agriculture a recensé près de 130 personnes en formation bio depuis la fin 2008 à aujourd'hui. Des candidats qui sont en quête d'informations, en voie de conversion éventuelle, ou qui hésitent à franchir le pas. En 2009, «nous avons reçu 81 demandes de projets» selon Bernard Harette de la Chambre d'agriculture. On estime à environ 4 000 ha les surfaces agricoles départementales susceptibles d'être converties en bio. Ce dynamisme constaté depuis un an et demi ne se dément pas, vu le renforcement en moyens humains de l'APABA. La Chambre d'agriculture remar-que un engouement pour les productions ovins lait, un intérêt pour le maraîchage (pas seulement en bio) et des conversions engagées en viticulture, ce qui est nouveau.

Formation et ceintures vertes

Pour l'APABA, le volet formation est prioritaire et le président Remes regrette que l'on insiste trop auprès des postulants sur le cahier des charges bio, «alors que sur les contraintes, il y a plus de solutions que de problèmes». Autres gros dossiers, la restauration hors domicile qui assure de réels débouchés pour les producteurs locaux et qui se structure de plus en plus, et les projets de ceintures vertes, «qui doivent inciter les municipalités à se réapproprier des terrains pour les destiner à l'agriculture biologique plutôt qu'à l'urbanisation». Car le problème des porteurs de projets est l'accès au foncier de qualité, selon l'APABA. «Il faudrait une réelle prise de conscience des élus» a déclaré un intervenant. «Nous sommes douze membres dans notre conseil d'administration et on ne peut pas, hélas, être présents partout» regrette le président, citant l'exemple de St-Affrique où l'APABA participe au comité de pilotage du projet de ceinture verte. Autre proposition, revoir les schémas des plans locaux d'urbanisation avec une approche en lien avec la production de produits locaux bio. L'APABA a par ailleurs souligné son partenariat avec le Conseil général pour les dossiers vente directe et restauration collective. L'après-midi a été consacré aux 20 ans d'activités de l'APABA en présence de ses anciens présidents.

Source La Volonté Paysanne

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