Assemblée nationale : La bataille du Grenelle 2 se poursuit

La bataille sur le Grenelle 2 s'est poursuivie mercredi à l'Assemblée nationale, entre une opposition mobilisée pour lui redonner « un sens » et une majorité qui se défend d'avoir dénaturé et trahi les engagements du Grenelle 1.

« Nous serons aux côtés de M. Borloo (Ecologie) et de Mme Jouanno (Ecologie) pour les défendre et les aider à imposer à une majorité rétive, qui ne veut pas d'une politique environnementale un Grenelle 2 qui ait un sens », a lancé, lors de la discussion générale nocturne, le député (Verts) Noël Mamère.

Critiqué par la gauche et les écologistes pour avoir abandonné la taxe carbone puis « enterré » le Grenelle 2 avec sa formule lapidaire - « l'environnement, ça commence à bien faire » -, le président de la République s'est lui aussi invité au débat en recevant à l'Elysée les députés de la majorité.

« On a un problème de crédibilité environnementale. Jean-Louis Borloo a fait un très bon travail, très courageux. Mais pour les écolos et la presse, la droite n'est pas légitime dans ce domaine... », a-t-il déploré, selon des participants.

Devant les députés, M. Borloo a nié tout renoncement, notamment sur la taxe poids-lourds. Le principe a été voté avec une « mise en application au 31 décembre 2011. Nous serons à l'heure », a-t-il assuré.

Éolien : un seuil minimum des cinq mâts par parc

Quant à la polémique sur les éoliennes, « nous allons trouver un compromis », a indiqué le ministre. « En ce qui nous concerne, il faut que nous fassions entre 500 et 700 mâts par an », a-t-il ajouté en jugeant « un petit peu fort d'entendre ceux qui ont laissé passer le train venir aujourd'hui faire des commentaires ».

Dans la matinée, les députés ont approuvé en commission l'amendement de Patrick Ollier (UMP) actant l'abandon du seuil minimum de 15 MégaWatts pour les nouvelles implantations de fermes éoliennes qu'il a ajouté au projet de loi. En revanche, le seuil minimum des cinq mâts par ferme a été maintenu. Ces deux mesures, très controversées, devraient être discutées en séance jeudi après l'examen de celles relatives aux bâtiments et à l'urbanisme.

Si Yves Cochet a indiqué n'avoir pas tout à fait renoncé à voter un Grenelle 2 à condition qu'il soit largement complété, le PS semble y avoir renoncé. « Nous avons laissé sa chance au Grenelle. Chaque jour, chaque heure qui passe nous rapproche d'un vote négatif », a assuré Philippe Martin (PS). Car « l'éolienne est en train de cacher la forêt. Il y a plein de reculs » sur les pesticides, la taxe poids-lourds différée, la fiscalité. Et sur la taxe carbone européenne, « il n'y aura jamais unanimité », a-t-il dit.

Source d'après AFP

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