Assises des territoires ruraux en Aveyron : L'agriculture affirme sa place

Alexandre CAYRAC

Assises des territoires ruraux en Aveyron : L'agriculture affirme sa place

Les agriculteurs ont participé aux débats organisés dans le département lors des assises des territoires ruraux qui se sont tenues en présence du ministre Michel Mercier, vendredi dernier, à Espalion. La FDSEA et les JA ont interpellé le ministre sur la revalorisation de l'ICHN, la PHAE et la préservation du foncier agricole. Sur ces sujets, la profession agricole devrait être entendue.

«Notre présence s'impose aujourd'hui car on ne peut pas parler de l'avenir des territoires ruraux sans les paysans» lançait le président de la FDSEA, Dominique Fayel à la centaine d'agriculteurs venus accueillir le ministre de l'aménagement du territoire à Espalion.
Objectif : «interpeller le ministre sur la revalorisation promise de l'ICHN, un levier essentiel pour maintenir des installations, la PHAE, qu'il est inimaginable de supprimer, et sur quelques tracasseries administratives, notamment environnementales» expliquent Dominique Fayel et Bruno Montourcy, président des JA.

ICHN et PHAE

La rencontre avec Michel Mercier a été rapide mais efficace. Au sujet de la revalorisation promise de l'ICHN sur les 25 premiers hectares, le ministre a assuré aux agriculteurs qu'elle serait mise en oeuvre «mais peut-être pas à la hauteur de votre demande». «Nous avons également eu la mauvaise surprise de voir disparaître du projet de budget agricole 2010, la ligne de financement de la PHAE» s'étonne Dominique Fayel. Michel Mercier, là encore rassure, «vous n'avez pas d'inquiétude à avoir sur ce sujet». Sous-entendu, le gouvernement trouvera les financements nécessaires. La question de la préservation du foncier agricole a elle aussi vite été balayée : «la Loi de Modernisation de l'Agriculture prendra en compte la pérennisation du foncier agricole» affirme le ministre. La contractualisation entre industriels et producteurs sera également abordée par la loi. «Vous aurez un rôle à jouer dans l'organisation des producteurs» a indiqué le ministre. En guise de conclusion de l'entretien, Bruno Montourcy a souhaité rappeler à Michel Mercier qu'«aujourd'hui, les paysans ne peuvent plus retourner un hectare d'herbe, or on ne fera pas d'environnement sans une agriculture de production». Le message est passé.

Source La Volonté Paysanne

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