Associations écologiques : Les victimes des pesticides appelées à se regrouper

SC

Deux organisations, le MDRGF et Heal, lancent un « réseau de défense des victimes des pesticides ». Leur objectif : recueillir des témoignages sur les risques pour la santé des produits phytosanitaires et agir sur les autorités.

Par cette initiative, le « Mouvement pour les droits et le respect des générations futures » et le réseau « Health and environment allianc » (basé à Bruxelles) veulent sensibiliser les agriculteurs, jardiniers professionnels, particuliers résidant à proximité de cultures intensives ou même riverains subissant des pulvérisations de pesticides. « La législation actuelle ne garantit pas une protection suffisante », estiment ces deux associations.

Elles pointent notamment du doigt le fait qu'il n'existe pas de limites de protection autour des habitations exposées à des pulvérisations, ni de normes atmosphériques d'exposition des riverains, « alors que des produits pourtant reconnus dangereux par différentes agences au niveau international sont autorisés », soulignent-elles. « Les risques de développer certaines pathologies sont réels et les victimes se retrouvent souvent isolées », estiment le Mdrgf et Heal.

Elles demandent aux trois ministères concernés (Santé, Écologie et Agriculture) que les pesticides les plus dangereux soient retirés du marché, que des zones tampons soient mises en place dans les campagnes pour protéger les gens qui résident près des cultures intensives et que l'usage des pesticides en ville soit interdit.

Un site internet (www.victimes-pesticides.org) a été ouvert afin de permettre aux gens de s'exprimer.

Publié par SC

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