Assurance récolte : Stéphane le Foll propose la mise en place d'un "contrat socle"

Assurance récolte : Stéphane le Foll propose la mise en place d'un "contrat socle"
La multiplication des orages de grêle montre la nécessité d'apporter une solution.

Le ministère de l'Agriculture préconise la mise en place d’un nouveau produit d’assurance récolte afin de mieux mutualiser les risques liés aux aléas climatiques, par le moyen d'un fonds auquel l'Etat apporterait une contribution de 100 millions d'euros/an, a-t-il annoncé jeudi.

Le projet de "contrat-socle" permettrait  de concevoir un nouveau produit d'assurance, largement diffusé parce que plus abordable grâce au soutien de l'Etat, pour protéger les exploitations, explique le ministère dans un communiqué.

Sa vocation « est de constituer un premier niveau de couverture du risque à vocation universelle, d’un coût accessible au plus grand nombre d’agriculteurs, avec le soutien financier de l’Etat. Des couvertures complémentaires resteront, au-delà de ce socle, disponibles pour ceux qui le souhaitent ».

Dans l’objectif de constituer une couverture de base, le projet de contrat-socle est pensé non pour compenser au maximum le chiffre d’affaires perdu à l’occasion d’un événement climatique, mais pour donner les moyens à l’agriculteur de relancer un cycle de production. A cet effet, la compensation correspond aux coûts de production engagés. « Cette approche nouvelle permettrait de diminuer le montant à l’hectare des primes d’assurance et de s’adresser ainsi au plus grand nombre ».

L'assurance récolte reste anecdotique

Ce dispositif, qui ne doit pas être rendu obligatoire, a été présenté aux organisations professionnelles et aux assureurs jeudi matin lors du comité national des risques en agriculture, sur la base des conclusions du groupe de travail installé par Stéphane Le Foll en novembre 2013.

Stéphane Le Foll a souhaité "passer le plus vite possible à une phase de test, pour en apprécier la robustesse et la pertinence, en particulier par rapport aux multiples spécificités des filières agricoles", selon le communiqué.

"L'objectif est de pouvoir proposer le contrat-socle pour les contrats souscrits fin 2015", annonce-t-il espérant que ce dispositif permettra "aux agriculteurs et notamment aux viticulteurs de souscrire plus largement à ce dispositif d'assurance et de faire face aux risques climatiques croissants, comme en témoignent les derniers épisodes de grêle en Bourgogne et en Languedoc-Roussillon".

A cet effet, le ministre se dit prêt à augmenter l’enveloppe des soutiens publics en la portant de 80 à 100 millions d’euros par an.

Rappelons que,  sauf pour les céréaliers, dont un tiers environ sont couverts, l'assurance récolte reste anecdotique : à peine 2% des arboriculteurs et moins de 15% des viticulteurs (et 100.000 ha de vignobles sur 800.000) sont assurés, estime l'administration. Qui plus est, le risque grêle n’est pas couvert par le régime de calamité agricole qui ne couvre que les pertes non assurables et ne concerne pas les cultures céréalières et la vigne.

 

 

Source Ministère

Sur le même sujet

Commentaires 3

Ludo

Vu les excés du climat de ces dernières années, l'assurance va couter cher....
surtout que les assureurs travaillent pas pour rien

Beber12

La profession a fait une croix sur les mécansmes de solidarité, régimes de calamités !
Pourvu qu'il reste des sous pour subventionner les assurances...

Bazilou

L'assurance récolte s'est une solution individuelle un peu comme l'assurance maladie complémentaire.
Ce qui peuvent, l'achetent. Les autres s'en passent et ferment les yeux sur les risques qu'il ne peuvent assumer.

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires