Aude : 6 mois ferme requis contre un vigneron pour dégradation par explosif

Une peine de 18 mois de prison dont 6 mois ferme a été requise devant le tribunal de Carcassonne, contre un vigneron de l'Aude poursuivi notamment pour la dégradation par explosifs de la perception de Montréal (Aude) en 2006.

Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 9 décembre. Jérôme Soulère, 35 ans, avait été interpellé en juillet 2008 puis mis en examen et placé plusieurs mois en détention provisoire, alors qu'il venait de se blesser en fabriquant des explosifs dans son exploitation de Malviès, près de Limoux (Aude).

Le viticulteur a toujours nié avoir préparé un attentat, réaffirmant à l'audience qu'il comptait faire exploser des souches sur ses terres. Il avait en revanche spontanément reconnu avoir utilisé un engin explosif lors d'un attentat en 2006 contre la perception de Montréal et lors d'une tentative d'attentat à Limoux en juillet 2007, la veille du passage du Tour de France.

Le viticulteur, ancien responsable des Jeunes Agriculteurs, était poursuivi pour la dégradation de Montréal, la tentative de Limoux et pour fabrication d'engin explosif. Peu après son arrestation, le président du conseil général de l'Aude Marcel Rainaud (PS) avait assuré qu'il gardait « confiance, estime et amitié » au jeune viticulteur. Tout en condamnant le recours à l'action violente, il évoquait « le mépris et l'absence de réponse » des pouvoirs publics face à la crise viticole.

L'action contre la perception avait été signée « Comité d'action viticole » (Crav). Le Crav, qui dénonce la crise de la viticulture en Languedoc-Roussillon, a revendiqué ces dernières années plusieurs attentats à l'explosif dans l'Aude et dans l'Hérault. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté leur désarroi le 26 novembre à Montpellier, après plusieurs manifestations ces dernières années dans la région afin de demander des mesures urgentes face à l'endettement, la faiblesse des cours et l'augmentation des charges.

Source AFP

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier