Barrage de Sivens : des "solutions alternatives" d'ici la fin de l'année

Barrage de Sivens  : des "solutions alternatives" d'ici la fin de l'année

Des "solutions alternatives" au barrage controversé de Sivens devront être trouvées d'ici la fin de l'année, a annoncé mardi la ministre de l’Écologie Ségolène Royal, appelant à l'évacuation du terrain par les protestataires, à l'issue d'une réunion avec les acteurs concernés.

"L'idée, c'est de ne pas traîner, il faut qu'on puisse être au clair d'ici avant la fin de l'année sur les solutions alternatives, soit l'aménagement du barrage tel qu'il est, soit un ouvrage alternatif de retenue de substitution plus en aval de la rivière", a dit la ministre à la presse.

"On a ouvert une porte, mais elle est petite et à peine entrouverte", a réagi à la sortie de la réunion, Denez L'Hostis, président de France Nature Environnement, à laquelle appartenait le militant Rémi Fraisse tué lors d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants.

Chacun a reformulé ses positions, résumées par la ministre: du côté du conseil général, porteur du projet, qu'une solution pérenne soit trouvée ; du côté des agriculteurs le maintien de l'ouvrage mais avec possibilité de revoir les volumes d'eau alloués ; du côté des associations environnementales l'arrêt du barrage mais ouverture à des solutions alternatives.

La vice-présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a estimé "possible" de trouver une solution d'ici à la fin de l'année. "Bien sûr que c'est possible, on ne part pas de rien", a réagi Mme Lambert sur LCI.

Lors de cette rencontre, "les fils ont été renoués entre les uns et les autres, chacun a fait un effort pour faire un pas vers la vérité de son voisin, les réflexions vont mûrir", s'est félicitée la ministre, qui annonce  l'envoi sur place en fin de semaine prochaine de trois experts, un hydrologue, un agronome et un expert en biodiversité.

A l'issue de cette réunion de près de deux heures, la ministre a aussi appelé à l'évacuation du terrain, site d'une "occupation illégale". Elle a évoqué l'exaspération d'habitants relayée lors de la réunion par la maire de la commune, notamment le cas d'une septuagénaire dont elle a souhaité le retour dans sa maison.

Une prochaine réunion, avec les experts, serait prévue le 13 novembre dans le Tarn.

 

Source AFP

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