Barrage de Sivens : le dialogue est relancé

Barrage de Sivens : le dialogue est relancé
Le bois humide de la zone du Testet © Collectif Testet

Le groupe de travail chargé par Ségolène Royal d'étudier des "solutions alternatives" au barrage contesté de Sivens (Tarn) a démarré, jeudi à Albi. Un nouveau dialogue semble relancé, dans un "esprit d'écoute", indiquent les experts qui y participent.

Une mission, menée par deux experts des eaux et forêts, a  été diligentée par la ministre de l’Écologie Ségolène Royal le 4 novembre, neuf jours après la mort de  Rémi  Fraisses. La réunion, qui a duré environ trois heures, a regroupé les pro et antibarrage : le collectif d'opposants "pour la sauvegarde de la zone humide du Testet" ainsi que les représentants des conseils généraux du Tarn et du Tarn-et-Garonne et des deux chambres d'agriculture départementales.

Les discussions ont été "extrêmement ouvertes", d'après l’expert présidant les travaux, Pierre-Alain Roche. "C'est déjà un immense succès", a-t-il assuré. Cette première réunion, qui doit être suivie de trois autres avant Noël, n'a fait qu'aborder la méthode de travail. "Un accord a été obtenu" sur la volonté d'aboutir à "un projet de territoire pour l'agriculture" locale, a expliqué l’autre expert, Nicolas Forray.

Le projet de barrage n’est pas enterré

Les ingénieurs des eaux et des forêts n'ont pas répété les mots de Ségolène Royal, qui avait dit vouloir des "solutions alternatives", lorsqu'elle avait mis en place ce groupe de travail.  Le projet de barrage n'est "pas enterré", a averti M. Roche. "Notre objectif est d'arriver à un panel de solutions et de faire en sorte que le débat soit rouvert", a-t-il ajouté.

"Le défi est immense", a reconnu  Pierre-Alain Forray, annonçant que la "décision finale reviendra de toute façon aux maîtres d'ouvrage", c'est-à-dire le département, porteur de ce projet public. "Nous sommes satisfaits", a cependant déclaré à l'issue de la réunion le porte-parole du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet, Ben Lefetey. "Il y a une volonté de continuer le dialogue", s'est-il félicité.

Mais les opposants maintiennent leur refus du barrage de Sivens. "On a toujours dit qu'on ne l'accepterait pas. Mais l'ensemble des possibilités est maintenant étudié, y compris les solutions des associations" environnementales, a-t-il déclaré.

 

Source AFP

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