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Bien conduire ses parcelles situées désormais en zone vulnérable

CA 63 BOISSIER

Bien conduire ses parcelles situées désormais en zone vulnérable
les participants ont écouté un exposé sur les mesures à respecter quand on se trouve en zone vulnérable

De nouvelles communes (1) du Puy-de-Dôme, viennent d’être classées en zone vulnérable. Afin de donner aux paysans concernés, les informations indispensables pour bien faire, la Chambre d'agriculture a organisé mi octobre, une réunion en Limagne nord, puis en Limagne sud.(1)Effiat et Montpensier en Limagne nord ; Tallende, Plauzat, Saint-Sandoux et Montpeyroux en Limagne sud.

(3) Connaître les règles

Dans l’attente de l’arrêté préfectoral, qui, pour la région Auvergne, définira courant mars 2014 les nouvelles mesures à respecter, les élus de la Chambre d'agriculture ont voulu grâce à ces réunions d’information, donner aux paysans nouvellement concernés par les zones vulnérables, des informations pour bien faire. En effet, dès à présent, ils doivent agir selon les directives arrêtées au niveau national, pour mettre en place de nouvelles pratiques, et arriver après moisson à semer des CIPAN.

Pour tous renseignements concernant :

Les zones vulnérables, le logiciel Mes P@rcelles

Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme

Service Agronomie

Secrétariat Christelle Francon

04.73.44.45.95

c.francon@puy-de-dome.chambagri.fr

Bien conduire ses parcelles situées désormais en zone vulnérable

Les mesures à respecter

Reçus par Claude Voisin vice-président de la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme, et par Marc Carrias maire d’Effiat, les participants ont écouté en matinée, un exposé sur les mesures à respecter quand on se trouve en zone vulnérable.

Ils ont ensuite examiné la parcelle semée en CIPAN (Cultures Intermédiaires Piège à Nitrate), par Olivier et Nicolas Chambon de l’Earl de Pralons à Bussières-et-Pruns, avec présentation d’un semoir de semis direct à socs.

L’après- midi après des explications sur la réglementation, les agriculteurs ont visité les essais mis en place sur les CIPAN, par le service Agronomie-Environnement de la Chambre d'agriculture, sur la parcelle de Gérard Ville à Authezat.

Bien conduire ses parcelles situées désormais en zone vulnérable

Des actions à mener dès à présent

Elles s’articulent notamment autour de 3 points :

-« Vous devez faire une mesure de reliquat d’azote, sur au moins une parcelle de votre exploitation, pour avoir un conseil de fertilisation. » Frédéric Moigny et Alexis Busserolle techniciens à la Chambre d'agriculture, en commentant la fiche technique (2) remise aux participants, ont passé en revue les points indispensables à connaître.

Leur exposé a permis de mieux comprendre la réglementation, de constater que des dérogations sont possibles. Exemple ? « Sur des sols très argileux, semer des CIPAN peut être une difficulté. Si vos sols sont reconnus à plus 30 % d’argile, vous pouvez utiliser la dérogation « sols argileux, en réalisant une mesure de reliquat azoté. Ainsi vous serez dispensés de mettre un CIPAN entre la céréale et la culture de printemps suivante. »

-A prendre également en compte dès à présent : l’épandage des effluents d’élevage qui démarrent à l’automne. « Vous devez suivre un calendrier réglementaire (voir fiche (2). »

-Les paysans concernés par les zones vulnérables, doivent établir un plan prévisionnel de fumure azotée, avant le 31 mars 2014. « Il s’agit d’établir un calcul de fertilisation, pour chaque culture et chaque parcelle. »

(2) Disponible sur le site www.chambre-agri63.com

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Remarques et discussions

Claude Voisin a rappelé que la Chambre d'agriculture, assure des formations et un suivi avec le logiciel Mes P@rcelles, pour permettre aux paysans de gérer efficacement la gestion de la fertilisation.

Quelque questions-réponses :

-on met des CIPAN, c’est sec, cela ne passe pas ? – Pas de souci, vous avez une obligation de moyen et non pas de résultat.

-on doit toujours semer des CIPAN ? – Non, pensez à faire procéder à des reliquats. Si vous avez des terres à plus de 30 % d’argile vous pouvez avoir une dérogation.

-on a une parcelle à cheval sur 2 communes, l’une en zone vulnérable, l’autre non, on fait quoi ? –C’est mieux de mettre une CIPAN sur toute la parcelle.

Visite sur le terrain

A Bussières-et-Pruns, Olivier et Nicolas Chambon ont le 20 août 2013, semé des CIPAN en semis direct sur un précédent tournesol: radis chinois, phacélie et trèfle d’Alexandrie. « Le résultat est correct. Nous allons les laisser en couvert tout l’hiver. On pense avoir intérêt à les emmener le plus loin possible. » Une remarque ? « Plus on sème tôt les CIPAN, mieux c’est. »

L’après-midi, les participants ont examiné l’essai CIPAN (crucifères type moutarde- radis, mélange vesce- avoine) de la Chambre d'agriculture, sur une parcelle de Gérard Ville à Authezat. « Il a fonctionné, souligne Frédéric Moigny, malgré des développements végétatifs peu importants, dus aux conditions climatiques : faibles températures, un manque de précipitations au moment de la levée. »

Une remarque ? « Les paysans ont du mal à se situer par rapport aux dates d’implantation des CIPAN (et il faut les laisser 2 mois en place), à leur destruction, au labour tardif, au fait de labourer dans des sols argileux… »

La Chambre d'agriculture accompagne ainsi les agriculteurs qui souhaitent passer le cap zone vulnérable en toute connaissance de cause, grâce à des informations et des explications sur le terrain (3).

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