Bilan de santé PAC : L'intervention céréalière remise en cause par Bruxelles

SC

Un projet de texte réglementaire élaboré à Bruxelles dans le cadre du Bilan de Santé de la PAC prévoit de remplacer l'intervention céréalière par un système d'enchères descendantes.

Les professionnels céréaliers français sont en alerte : ils viennent de découvrir un projet de texte réglementaire émanant de Bruxelles prévoyant une remise en cause du mécanisme de l'intervention. L'intervention céréalière pour le blé serait remplacée par un dispositif d'achat, déclenché par la Commission européenne quand le besoin s'en fait sentir, selon une procédure d'adjudications descendantes (enchères inversées). Concrètement, ce système permettrait de retirer du marché de la marchandise, non plus à un prix fixe mais à un prix inférieur à un seuil fixé par la commission, afin de la stocker. La Commission décidant, en fonction des prix proposés par les opérateurs, sur quels volumes porteraient ces achats.

Pour l'orge et pour le sorgho, l'intervention serait maintenue, mais activée uniquement à l'initiative de la Commission, comme c'est déjà le cas en maïs. Pour le blé dur et pour le riz, elle serait supprimée.

La profession céréalière (AGPB, l'AGPM, Coop de France) s'oppose vigoureusement à ce projet. Elle estime notamment qu'une telle remise en cause aurait pour effet de priver les opérateurs de repères quant au comportement de l'important acteur qu'est la Commission sur les marchés céréaliers. Un manque de visibilité qui «ne manquerait pas de perturber le bon fonctionnement des marchés».

Les producteurs de céréales bénéficient aujourd'hui d'un système d'intervention qui leur assure un prix plancher, à la tonne. En cas de crise, ce prix leur est payé par les pouvoirs publics qui stockent les céréales achetées, dans l'attente de voir les conditions du marché s'améliorer.

Publié par SC

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