Bois Energie 15, pionnier de la méthanisation

R.Saint-André

Bois Energie 15, pionnier de la méthanisation
L’unité de méthanisation du Gaec de Jammes, à Saint-Santin-de-Maurs. - © R. Saint-André

Les statuts de l’association Bois énergie 15 et méthanisation sont modifiés, depuis sa diversification.

Christian Meiniel est soucieux. Le président de Bois énergie 15 a profité de l’assemblée généralede l’association pour la promotion des énergies renouvelables pour marteler combien la trésorerie de la structure avait besoin de financements publics - notamment du Conseil général - pour assurer ses missions de sensibilisation, d’information, de montage de dossiers. Pourtant, les prestations payantes se multiplient. Et les deux chevilles ouvrières, Annick Fabby et Damien Puech, étaient publiquement remerciés du travail effectué. Ainsi - et c’est nou- veau - des petites communes se lancent dans l’aventure du réseau de chaleur (Apchon, Champs, Condat). Elles complètent les deux gros projets nourris à Aurillac et Saint-Flour pour 2016/2017. Mais cela ne suffira pas à la survie de l’association qui mise aussi sur la diversification, après avoir mis à jour ses compétences. Elle propose en effet désormais l’accompagne ment et le suivi de projets de méthanisation. Un pan suffisamment représentatif de leur activité pour nécessiter un changement de statuts et que l’association soit désormais officiellement baptisée “Bois énergie 15 et méthanisation”(1). 

 

Des pionniers

“Nous avons largement contribué à impulser la structuration de la filière bois depuis une vingtaine d’années. Une nouvelle fois, nous sommes pionniers, avec un technicien formé à la méthanisation depuis plus de cinq ans, avec un travail effectué en étroite collaboration avec la Chambre d’agriculture, pour des projets collectifs ou individuels”, explique Christian Meiniel. Principe suffisamment novateur pour susciter beaucoup de demandes, beaucoup d’envies, beaucoup de temps passé et au final... peu d’élus. Outre produire de l’électricité, la réflexion doit aussi porter sur l’utilisation de la chaleur générée. En ce sens, l’industrie agroalimentaire, notamment laitière, pourrait se montrer particulièrement intéressée. “On y croit et on est là pour aider tout le monde”, précise Annick Fabby avant de convier les participants à l’assemblée générale qui s’est tenue à Saint-Santin-de-Maurs, à la visite du Gaec de Jammes qui dispose d’une unité de méthanisation en fonctionnement.

 

LES CHIFFRES DU SECTEUR BOIS

En 2013, la mission Espace info énergie biomasse et animation du plan Bois énergie a généré l’accueil de 1 953 particuliers, entreprises ou collectivités conseillés ; 48 opérations de communication sur des foires ou salons ; 47 accompagnements administratifs et techniques de chaufferies automatiques à bois ; 4 dossiers de subventions pour des collectivités, 32 dossiers pour des chaudières à granulés chez des particuliers... Au total, le Cantal compte plus de 322 chaudières automatiques à bois, soit l’équivalent de 57 000 tonnes de combustibles consommés sur notre territoire et, depuis la création de Bois énergie 15, pas moins de 57 emplois créés ou induits pour produire le combustible, approvisionner les chaufferies et les exploiter (sans compter les emplois pour la réalisation même des chaudières).

(1) Avec pour objet “la promotion, le développement et l’efficacité du bois biomasse et la méthanisation”.

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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