Bois énergie : Châteaubriant concrétise son engagement

Catherine Perrot

Traditionnel couper de ruban, par Georges Garnier, premier adjoint au maire de Châteaubriant, en présence de la directrice régionale de l’Ademe, Joëlle Kergreïs, du maire, Alain Hunault, du sous-préfet de Châteaubriant, Pascal Zingraff, et des représentants de Cofely et de GDF-Suez.
Traditionnel couper de ruban, par Georges Garnier, premier adjoint au maire de Châteaubriant, en présence de la directrice régionale de l’Ademe, Joëlle Kergreïs, du maire, Alain Hunault, du sous-préfet de Châteaubriant, Pascal Zingraff, et des représentants de Cofely et de GDF-Suez.

 Le mardi 10 janvier dernier, la nouvelle chaufferie à biomasse de Châteaubriant a été inaugurée officiellement. Elle va alimenter en eau chaude et chauffage plusieurs centaines de logements et équipement.

Le mardi 10 janvier dernier, le maire de Châteaubriant, Alain Hu-nault, accompagné de son premier adjoint, Georges Garnier, de la directrice régionale de l’Ademe, Joëlle Kergreïs, du sous-préfet de Châteaubriant, Pascal Zingraff, et des représentants de Cofely et de sa maison mère, GDF-Suez, a inauguré officiellement la nouvelle chaufferie à biomasse de Châteaubriant. Cette inauguration s’est déroulée en présence de nombreux invités et responsables locaux, dont le président de la chambre d’agriculture, Jacques Lemaitre.
La mise en route de cette chaufferie concrétise l’engagement du pays de Châteaubriant dans le domaine de la valorisation économique des bio-ressources et de la maîtrise des énergies. Elle est l’une des réalisations du « pôle d’excellence rurale » première version, qui a duré de 2007 à 2011 (1)
Cette toute nouvelle chaufferie, couplée à un réseau de chaleur long de plus de 7 kilomètres, fournit désormais l’eau chaude et le chauffage à plusieurs centaines de logements sociaux du quartier de la Ville-aux roses, et à une douzaine de bâtiments et d’équipements publics : centre hospitalier, clinique, piscine, collège, centre sportif, gymnase…
Il est composé d’une chaudière principale, à bois, de 3 MW, suppléée en cas de besoin élevés en chaleur ou d’arrêt pour maintenance, par deux chaudières à gaz de 3 MW également chacune. La conception, la réalisation, l’exploitation et l’investissement de la chaufferie et du réseau ont été réalisés par l’entreprise Cofely, filiale de GDF Suez, déjà très présente dans le domaine de la valorisation de biomasse. La mairie lui a confié un contrat de délégation de service public de vingt ans.

Aide de l’Ademe

L’équipement aura coûté au total 6 millions d’euros, dont la moitié a été apportée par le fonds chaleur de l’Ademe, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. « Ce fonds chaleur est là pour rendre compétitifs les projets utilisant des alternatives à l’énergie fossile », explique Joëlle Kergreïs. « Le projet de Châteaubriant est un projet très ambitieux et qui, de plus, a des perspectives de développement. » Le reste du financement a été apporté par la société Cofely elle-même, ce qui fait dire à Alain Hunault que la chaufferie « n’a pas coûté un centime aux contribuables ».
Les contribuables devraient d’ailleurs être gagnants à l’avenir, car le bois est une énergie renouvelable et locale, peu soumise aux variations de prix que peuvent connaître les énergies fossiles comme le pétrole et le gaz. Sur le long terme (vingt ans, durée de la concession), c’est pour eux l’assurance d’une facture énergétique plus stable.
83 % de bois
Cet équipement doit utiliser, sur une année, plus de 80 % de son énergie sous forme de bois déchiqueté (en l’occurrence, 83 %, les 17 % restants étant du gaz naturel). Il devrait ainsi consommer 7 000 tonnes de bois-énergie par an, ce qui permettra une économie de 3 500 tonnes de CO2 émises, par rapport à une énergie fossile. Par convention, le lieu de provenance de ce bois doit être distant de moins de 60 km de Châteaubriant.
Actuellement, ce bois déchiqueté est à 30 % issu de la sylviculture et de l’agriculture (forêts et haies bocagères) ; à 30 % de palettes recyclées ; et à 30 % de déchets de scieries. Dominique Hégron, le directeur des services techniques municipaux de Châteaubriant, encourage vivement la création d’une filière qui permette de mieux réguler les approvisionnements en bois bocage local : « Je reçois beaucoup d’appels d’agriculteurs qui me disent avoir du bois à nous fournir. Il y a un réel besoin d’organisation ».

(1)Cette labellisation a été reconduite pour 2011-2014.

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