Bois-énergie : L'approvisionnement local est une chance, pas un souci

R. S.-A.

Le bois est une énergie propre et son approvisionnement local est porteur d'emploi.

Voilà bien une crainte injustifiée : de nombreux porteurs de projets s'interrogent encore sur la fiabilité des filières d'approvisionnement en bois-énergie. Or, si l'association Bois-énergie 15 a beaucoup oeuvré pour la sensibilisation des particuliers et des collectivités à l'intérêt des chaudières automatiques à bois, elle récolte aujourd'hui les fruits d'un deuxième pan de son travail : la création d'une filière locale d'approvisionnement opérationnelle et sûre. C'est ce qui a été démontré lors de son assemblée générale mardi 30 juin, à Marmanhac. Car tout le monde y trouve son compte. À commencer par les forestiers (privés et ONF), surtout depuis que les papetiers n'achètent plus le bois de qualité médiocre. Mais aussi les scieries, qui voient une manière de valoriser leurs déchets ; la Cuma départementale Déchiq'bois qui vient de créer un groupement d'intérêt économique (GIE) pour proposer ses services au-delà de ses propres adhérents ; les installateurs de chaudière, toujours plus nombreux à être formés...

Porteur d'emplois locaux

“Autrefois dans les villages, un corps de métier en faisait forcément travailler un autre ; on reprend ce principe”, remarque Maxime Bonhomme, scieur et membre du bureau de l'association Bois-énergie 15. Dernier maillon en date, venu s'insérer dans la filière d'approvisionnement : l'entreprise de transports Touyre qui vient d'investir dans un camion souffleur. Plaquettes ou granulés sont propulsés dans un tuyau. L'avantage étant de pouvoir remplir un silo même difficile d'accès, à plusieurs dizaines de mètres de la voie publique s'il le faut, voire en hauteur (dans un grenier par exemple). De quoi agrandir encore le cercle des convaincus du chauffage automatique à bois. Christian Meiniel, président de Bois-énergie 15, rappelle que 79 chaudières à bois déchiqueté et 62 chaudières à granulés fonctionnent dans le département. “Soit près de 24 000 tonnes de combustible produits et consumés sur notre territoire”, remarque-t-il. Ce sera sans doute le double une fois la chaudière de l'hôpital d'Aurillac installée.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source union du cantal

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