Boucles élec­troniques et pesée : Faire d’une pierre deux coups

C. Fournier

 Boucles élec­troniques et pesée  : Faire d’une pierre deux coups

Pourquoi ne pas profiter des boucles élec­troniques pour la pesée ? Démonstration faite, il y a des avantages.

“Les éleveurs entrés dans la démarche ­d’identification électronique doivent néanmoins, lors de la pesée, recopier à la main les numéros avec le risque d’erreur que cela comporte. Du coup, comme ils pèsent régulièrement leurs animaux, ils ont réfléchi au moyen de lier un système de pesée à l’identification électronique”, expliquait la semaine dernière, à Narnhac, Philippe ­Dracon, du service identification du Groupe de défense sanitaire Cantal (GDS). “Nous sommes dans le programme de tests de boucles, et notre souhait était de voir comment se passe sur le terrain cette pesée électronique”, précisait Guillaume Delpuech, administrateur du GDS et adhérent de la Cuma de Saint-Martin-sous-Vigouroux. D’où une démonstration le 26 janvier, organisée par le GDS Cantal et Bovins croissance sur l’exploitation de Jean-François ­Modenel à Nouvialle de Narnhac avec du matériel ad hoc de la société Gallagher.

Complémentaire avec l’identification bovine

Une vingtaine d’agriculteurs, adhérents à la Cuma venus voir comment fonctionne ce matériel en vue d’une éventuelle acquisition, ainsi pu assister à la démonstration effectuée par des techniciens à partir d’un matériel composé d’un indicateur de pesée et collecteur de données (informatiques), d’une antenne, d’un lecteur portable et de barres de pesée. “Il faut déjà que tous les adhérents aient choisi les boucles électroniques”, précisait Alain Modenel, président de Cuma qui compte 27 adhérents dont trois déjà équipés en boucles électroniques que peut fournir le GDS. Mais il faut aussi “que chacun ait ses barres et sa pesée pour que seule la partie informatique soit déplacée selon le principe de la mise en commun d’un matériel par une Cuma. Il faut aussi des exploitations possédant suffisamment d’animaux et des éleveurs qui ont l’habitude de peser régulièrement”, précisait Philippe Dracon. Quant aux avantages, “c’est indéniablement un gain de temps, l’assurance de ne pas perdre les données, de la sécurité en plus, car il n’est pas besoin d’attraper l’oreille de l’animal pour la boucle”, s’accordaient à dire les deux hommes. Un système de pesée qui est donc complémentaire de l’identification électronique des bovins lancée en janvier 2011 et à ce jour laissée au libre choix de l’éleveur. “Identifier électroniquement ses animaux peut permettre notamment de faire fonctionner un Dac, un Dal, un compteur à lait, de remplacer ainsi les colliers d’identification. Enfin, automatiser la pesée d’animaux évite le relevé manuel du numéro des animaux, permet de les trier automatiquement en fonction de différents critères (poids, âge...), mais aussi de faciliter le suivi de troupeau pour l’enregistrement de traitement sanitaire, pour notifier des mouvements d’animaux”, relevait en outre Philippe Dracon. Enfin, et pour que la boucle soit bouclée… il faut savoir que l’identification électronique des bovins présente un surcoût dû à la technologie à l’intérieur de la boucle (antenne + transpondeur).

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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